Laure Masson revient sur la pointe des pieds au conseil municipal de Grenoble en créant son propre groupe

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EN BREF – Conséquence de la démission de Jérôme Safar, Laure Masson, l’ancienne adjointe de Michel Destot, a fait son retour au conseil municipal de Grenoble, ce lundi 25 mars. Contre toute attente, cette dernière a choisi de ne pas rejoindre ses anciens colistiers du Rassemblement de gauche et de siéger comme indépendante non inscrite.

 

 

Laure Masson lors du conseil muncipal du 25 mars. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Laure Masson lors du conseil muni­ci­pal du 25 mars 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« C’est avec sur­prise que je suis reve­nue au conseil muni­ci­pal. Je ne m’y atten­dais pas ! », explique Laure Masson. L’ancienne adjointe à la démo­cra­tie locale de Michel Destot – qui s’est entre temps pré­sen­tée sans suc­cès aux élec­tions dépar­te­men­tales de 2015 sur la liste d’Union de la gauche aux cotés de Pierre Arnaud sur le can­ton Grenoble 3 – a fait un come-back bien invo­lon­taire, ce lundi 25 mars, au conseil muni­ci­pal de Grenoble.

 

Figurant sur la liste consti­tuée en 2014, elle retrouve en effet un siège au sein de l’as­sem­blée par effet méca­nique, suite à la démis­sion de Jérôme Safar. Pour autant, à la grande sur­prise de tous, Laure Masson n’a pas rejoint les bancs de ses anciens colis­tiers, pas plus que ceux de la majo­rité. N’ayant de sur­croît pas renou­velé son adhé­sion au PS, elle a pré­féré sié­ger en qua­lité d’in­dé­pen­dante non ins­crite en créant son propre groupe.

 

 

« Je vais me forger une opinion en fonction de ce qui semble positif pour les Grenoblois »

 

« J’aborde cette fin de man­dat de façon posi­tive, sans a priori. Il y a un cer­tain nombre de déci­sions prises par cette majo­rité que je ne par­tage pas mais d’autres aux­quelles je peux adhé­rer », déclare Laure Masson. Dans quel état d’es­prit compte-elle sié­ger ? « Je vais me for­ger une opi­nion en fonc­tion de ce qui me semble posi­tif pour les Grenoblois, les plus fra­giles d’entre eux en par­ti­cu­lier. De manière bien­veillante mais sans être naïve non plus », assure la nou­velle élue.

 

Conseil municipal du 25 mars 2019. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Conseil muni­ci­pal du 25 mars 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Laure Masson est-elle tou­jours socia­liste ? Non, « je n’ai pas renou­velé ma carte au PS », affirme-t-elle. Une ques­tion de cohé­rence, selon elle. « J’ai été adhé­rente pen­dant vingt ans, j’en conserve les valeurs, mais je m’en suis éloi­gnée car ce parti n’est plus por­teur d’es­pé­rances, enfermé qu’il est dans tout un tas de tur­pi­tudes », expose la conseillère muni­ci­pale.

 

 

« Rejoindre la majorité, c’était accepter toutes les décisions qui ont été prises »

 

« Je n’ai pas envie, dans cette der­nière année de man­dat, de venir par­ti­ci­per à un jeu de pos­tures pré-élec­to­rales. Je n’ai plus de comptes à rendre à mon ancien parti », pour­suit Laure Masson. L’élue l’af­firme, si un pro­jet porté par l’ac­tuelle majo­rité lui semble bon pour les Grenoblois, elle votera pour. Pour elle, fini les consignes de vote, les jeux d’op­po­si­tion, les cal­culs. « Nous devons main­te­nant avan­cer au-delà des cli­vages par­ti­sans », juge-t-elle.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Laure Masson prône le « pas de côté » face à l’ur­gence cli­ma­tique, avec un nou­veau type de société res­tant à construire. Notamment pour faire en sorte que l’hu­main ne soit plus le pré­da­teur prin­ci­pal de la pla­nète mais aussi pour réduire les injus­tices sociales, les inéga­li­tés… « Nous avons le choix. Soit on est tota­le­ment dépri­més, soit on porte une nou­velle espé­rance pour recons­truire les choses autre­ment », pro­pose-t-elle.

 

Des posi­tions somme toute pas très éloi­gnées des pré­oc­cu­pa­tions de la majo­rité muni­ci­pale. Pourquoi, dans ce cas, ne pas l’a­voir rejointe ? « Revenir à un an des élec­tions et rejoindre la majo­rité, c’é­tait accep­ter toutes les déci­sions qui ont été prises. Je ne veux pas por­ter ce bilan-là », rétorque Laure Masson.

 

Joël Kermabon

 

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Commentaires 1
  1. Elle veut se don­ner du temps, et sur­tout don­ner à d’autres le temps de la convaincre de les rejoindre, il y en aura de tous bord pour pour jouer les cour­ti­sans. Pourvu qu’elle sache ce qu’elle veut ! Elle trou­vera une place sur une liste au pro­chaine muni­ci­pale ! J’espère que trou­ver une bonne place n’est pas son seul pro­jet … Des Pascal Canfin il y en a tant en poli­tique !

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