Municipales de Grenoble : le patron des Républicains Christian Jacob apporte son soutien au candidat Alain Carignon

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FIL INFO — Présent à Voreppe le jeudi 30 janvier, le président des Républicains a officiellement affirmé le soutien du parti à la candidature grenobloise d’Alain Carignon pour les municipales. De quoi convaincre l’électorat de droite ? Si une partie semble déjà acquise à la cause de l’ancien maire, une autre rechigne face aux déboires judiciaires dont son passé est entaché.

 

 

« J’ai plu­tôt le sen­ti­ment que les choses peuvent bou­ger. J’espère qu’on va reprendre cette ville », a indi­qué le pré­sident des Républicains Christian Jacob au micro de France Bleu, lors des vœux du parti LR de l’Isère, jeudi 30 jan­vier. Et, si la céré­mo­nie se dérou­lait à Voreppe, c’est bien de Grenoble dont parle le res­pon­sable. Une ville ancrée à gauche depuis quatre man­da­tures, après le pas­sage par la case pri­son de son édile RPR Alain Carignon.

 

Christian Jacob à Voreppe aux côtés de Yannick Neuder © Frédérique Puissat - Facebook

Christian Jacob à Voreppe aux côtés de Yannick Neuder. © Frédérique Puissat – Facebook

 

C’est pour­tant bel et bien l’an­cien maire que le patron des Républicains sou­tient offi­ciel­le­ment aujourd’­hui. « Si j’étais gre­no­blois, je ne me trom­pe­rais pas de bul­le­tin. Je choi­si­rais celui d’Alain Carignon ! », a‑t-il ainsi lancé, cité cette fois par Le Dauphiné Libéré. En 2014, au terme d’un bras-de-fer avec Matthieu Chamussy, Alain Carignon avait été relé­gué en neu­vième posi­tion sur la liste de droite. Et n’a­vait pu sié­ger, jus­qu’à récem­ment, au conseil muni­ci­pal.

 

 

Une droite acquise à la candidature d’Alain Carignon ?

 

La décla­ra­tion de Christian Jacob met fin à un (rela­tif) sus­pense : quand bien même l’an­cien maire de Grenoble n’a pas d’in­ves­ti­ture LR offi­cielle, le parti ne pré­sen­tera pas de can­di­dat contre lui. Il est vrai que per­sonne ne se pres­sait au por­tillon : Matthieu Chamussy a quitté le parti en jan­vier 2019 pour se rap­pro­cher suc­ces­si­ve­ment de Stéphane Gemmani, puis d’Émilie Chalas, avant de quit­ter récem­ment la scène. Et les vel­léi­tés du séna­teur LR de l’Isère Michel Savin n’au­ront pas fait long feu.

 

Alain Carignon sur le parvis de l'Hôtel de ville de Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Alain Carignon sur le par­vis de l’Hôtel de ville de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Reste à savoir quel béné­fice Alain Carignon peut reti­rer de ce sou­tien. Si une par­tie de la droite gre­no­bloise semble acquise à la cause de l’an­cien maire, ses déboires judi­ciaires pas­sés sur fond de cor­rup­tion avé­rée en rebutent une autre. De quoi favo­ri­ser un vote en faveur d’Émilie Chalas ? Une chose est sûre : alors que les muni­ci­pales de Grenoble pro­posent trois listes se reven­di­quant de gauche*, cer­tains élec­teurs gre­no­blois de droite risquent de se sen­tir bien seuls dans l’i­so­loir.

 

Florent Mathieu

 

 

* Grenoble en com­mun, Grenoble Nouvel air et La Commune est à nous.

 

Musée de Grenoble et ses artistes du XIXe siècle
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Commentaires 3
  1. Alain Carignon n’a besoin du sou­tien de per­sonne : son casier judi­ciaire est vide et il a payé sa dette ! Qu’il vienne pour virer Piolle et tous ses copains à vélo qui nous empêchent de rou­ler et qui font aug­men­ter la pol­lu­tion !

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    • Oui, Jacob n’a pas besoin de lui tirer l’é­chelle…
      Sinon, Pierrot Misère est plu­tôt habile : il est plus vrai que nature et j’ai d’a­bord naï­ve­ment cru à un authen­tique post d’un cari­gno­nien.….

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  2. Mauvaise ana­lyse. Il n’est pas ques­tion de convaincre la droite mais de savoir à quel niveau se situera l’abs­ten­tion qui ne ser­vira que M. Carignon.
    Que LR rac­croche les wagons alors que des« son­dages » non offi­ciels le donne en tête au pre­mier tour, cela n’a rien d’é­ton­nant.

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