Coupe du monde féminine de football : un baisser de rideau réussi à Grenoble

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EN BREF – Le huitième de finale entre l’Allemagne et le Nigeria (3−0) samedi 22 juin était le dernier des cinq matchs de la Coupe du monde féminine de football disputés au stade des Alpes. Une rencontre qui a attiré 17 988 spectateurs, la meilleure affluence enregistrée dans l’enceinte d’agglomération lors de ce Mondial.

 

 

Première du groupe B, l’Allemagne, vic­to­rieuse de ses trois ren­contres qua­li­fi­ca­tives, ren­con­trait le Nigeria, troi­sième du groupe A, samedi 22 juin, au stade des Alpes, en hui­tième de finale de la Coupe du monde fémi­nine.

 

Des Nigérianes qui avaient décro­ché leur seule vic­toire en phase de groupe dans l’enceinte d’agglomération. Un suc­cès (2−0) face à la Corée du Sud mer­credi 12 juin. Les cham­pionnes d’Afrique avaient donc quelques repères dans l’antre habi­tuel des foot­bal­leurs du GF38 et des rug­by­men du FC Grenoble.

 

 

Deux buts allemands en sept minutes

 

En début de match, les Allemandes avaient du mal à se mon­trer dan­ge­reuses. Sur cor­ner, la capi­taine Alexandra Popp déblo­quait la situa­tion d’une tête décroi­sée sans sau­ter (1−0, 20e).

 

Les Allemandes n'ont pas tremblé face aux Nigérianes avec deux buts inscrits en moins de 30 minutes. © Laurent Genin

Les Allemandes n’ont pas trem­blé face aux Nigérianes avec deux buts ins­crits en moins de 30 minutes. © Laurent Genin

Quelques minutes plus tard, le Nigeria pre­nait un deuxième coup sur la tête. Sa milieu de ter­rain Evelyn Nwabuoku man­quait son déga­ge­ment dans sa sur­face mais pas le genou de Lina Magull.

 

Après appel à la vidéo, l’arbitre accor­dait un penalty. La milieu Sara Daebritz se char­geait de le trans­for­mer du pied gauche, son troi­sième but en quatre matchs lors de ce Mondial (2−0, 27e). En sept petites minutes, les joueuses de Martina Voss-Tecklenburg avaient pris une belle option sur la qua­li­fi­ca­tion.

 

De leur côté, les Nigérianes avaient du mal à inquié­ter la gar­dienne Almuth Schult. La pre­mière grosse occa­sion pour les “Super Falcons” inter­ve­nait à la 50e minute. Sur le côté gauche, Rasheedat Abijade, entrée à la mi-temps, débor­dait. Son centre à ras de terre devant le but ne trou­vait pas sa capi­taine Desire Oparanozie, un peu trop juste pour reprendre le bal­lon au second poteau.

 

L'Allemande Lina Magull (numéro 20) a obtenu un penalty lors de ce match. © Laurent Genin

L’Allemande Lina Magull (numéro 20) a obtenu un penalty lors de ce match. © Laurent Genin

 

Les espaces s’ouvraient au fil des minutes, les joueuses de Thomas Dennerby essayant de réduire le score et les Allemandes de mar­quer un troi­sième but syno­nyme de K.-O. défi­ni­tif. Il arri­vait fina­le­ment à la 82e minute, l’œuvre de l’attaquante Lea Schueller.

 

Dans ce match rugueux, mar­qué par de nom­breux contacts, la “Mannschaft” l’emporte logi­que­ment 3 – 0 et se qua­li­fie pour les quarts de finale où elle affron­tera la Suède ou le Canada.

 

 

Au total, plus de 79 000 spectateurs au stade des Alpes

 

Cet Allemagne-Nigeria était la der­nière des cinq ren­contres dis­pu­tées au stade des Alpes lors de ce Mondial de foot­ball fémi­nin. Des matchs qui ont attiré un large public, la palme reve­nant à ce hui­tième de finale qui a réuni 17 988 spec­ta­teurs. Au total, l’enceinte d’agglomération a accueilli 79 166 per­sonnes.

 

Ce huitième de finale s'est joué quasiment à guichets fermés. © Laurent Genin

Ce hui­tième de finale s’est joué qua­si­ment à gui­chets fer­més. © Laurent Genin

 

« Nous avons eu un taux moyen de rem­plis­sage de 76 % sur les matchs de poules, sou­li­gnait Christophe Ferrari avant cette par­tie. Nous avions le plus petit stade [18 102 places, ndlr] mais pas le moins bruyant. L’ambiance a été très belle. Il s’est vrai­ment passé quelque chose ici. »

 

Ophélie David, marraine de la Coupe du monde, Christophe Ferrari, président de la Métropole et Yannick Belle, vice-président chargé des sports. © Laurent Genin

Ophélie David, mar­raine de la Coupe du monde, Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole et Yannick Belle, vice-pré­sident chargé des sports. © Laurent Genin

« On n’a jamais autant parlé de Grenoble et, sur­tout, on n’a jamais autant parlé posi­ti­ve­ment de Grenoble, se féli­ci­tait le pré­sident de la Métropole. Nous avons pu mon­trer nos mon­tagnes, notre sens de l’accueil et sur­tout notre amour du sport fémi­nin. Nous avions avec cette can­di­da­ture la volonté qu’il y ait un avant et un après Coupe du monde. »

 

Tous les inves­tis­se­ments réa­li­sés au stade des Alpes sur l’amélioration de l’éclairage, des ves­tiaires et la sécu­ri­sa­tion ainsi que la pelouse toute neuve vont béné­fi­cier au GF38 et au FCG. « Les clubs locaux des quatre com­munes qui ont accueilli des entraî­ne­ments – Gières, Échirolles, Saint-Martin‑d’Hères et Sassenage – vont gar­der l’ensemble du maté­riel qui a servi aux entraî­ne­ments », ajou­tait Yannick Belle, vice-pré­sident de la Métropole chargé notam­ment des sports.

 

Laurent Genin

 

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Commentaires 1
  1. Beau suc­cès mais faux suc­cès pour l accès aux PMR l escen­ceur Q35 était en panne depuis 3 jours lors du match Brésil / Jamaïque la MÉTRO devrait lire la charte FIFA concer­nant l acces­si­bi­lité des stades
    remis aux per­sonnes en situa­tion de han­di­cap à l arri­vée au stade

    Heureusement les bene­loves et la res­pon­sable FIFA dédié aux PMR etait la pour nous assis­ter

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