Des femmes voilées ont couru à Grenoble pour revendiquer leur droit de porter le voile en toutes circonstances : piscines, école, hôpitaux, salles de sport…

Piscine, école, hôpital… À Grenoble, des militantes revendiquent plus de droits pour les femmes voilées

Piscine, école, hôpital… À Grenoble, des militantes revendiquent plus de droits pour les femmes voilées

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DÉCRYPTAGE – Une quarantaine de femmes voilées et non voilées ainsi qu’une poignée d’hommes et quelques enfants ont couru, ensemble, en chantant, ce samedi 6 avril dans le centre-ville de Grenoble. Leurs revendications ? Que les femmes musulmanes soient autorisées à porter le voile, en particulier dans les piscines municipales, les

salles de sport, mais aussi à l’hôpital ou encore pour accompagner leurs enfants lors de sorties scolaires. Si les textes réglementaires sont pour la plupart édictés au niveau national, la pression monte sur les élus locaux…

 

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

« Course pour la liberté » orga­ni­sée par l’Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voi­lées et non voi­lées ont couru pour deman­der « leur liberté de por­ter le voile ». © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Elles se sentent mises au ban de la société fran­çaise, et entendent donc en chan­ger les règles. Pour aler­ter l’o­pi­nion publique et inter­pel­ler les élus, des femmes voi­lées ont ainsi décidé de cou­rir en groupe accom­pa­gnées de soutiens.

 

Munies de pan­cartes reven­di­ca­tives, elles se sont donné ren­dez-vous ce samedi 6 avril devant la fon­taine du Lion et du Serpent place de la Cymaise, à Grenoble. Après avoir revêtu des tee-shirts bleus aux cou­leurs de l’Alliance citoyenne, quelques adhé­rentes étant à l’o­ri­gine de la course, le groupe a par­couru la ville en cou­rant, à vélo, ou en trottinette.

 

L’association, née à Grenoble, orga­nise ainsi régu­liè­re­ment des évé­ne­ments pour inter­pel­ler les acteurs poli­tiques et le grand public sur des situa­tions jugées anor­males et injustes. Elle s’est notam­ment fait remar­quer par des opé­ra­tions choc pour récla­mer des tra­vaux dans les loge­ments sociaux.

 

 

« Nous voulons faire du sport, nous voulons avoir accès au bien-être ! »

 

Impliquées dans l’or­ga­ni­sa­tion de l’é­vé­ne­ment, Assia, Grenobloise de 44 ans, et Leila, Martinéroise de 42 ans, sont toutes deux voi­lées et coachs spor­tives. Elles aspirent à une société plus tolé­rante vis-à-vis du voile. « Les femmes voi­lées sont refou­lées à l’entrée des salles de sport. Nous n’avons pas accès aux pis­cines [cf. enca­dré] », regrettent-elles.

 

« Le maillot de bain cou­vrant, que ce soit pour se bai­gner ou accom­pa­gner un enfant est tou­jours pros­crit. Nous vou­lons faire du sport, nous vou­lons avoir accès au bien-être ! C’est indigne d’un pays où les femmes sont sup­po­sées vivre librement. »

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Ces inter­dits ves­ti­men­taires ont beau être moti­vés par des rai­sons d’hygiène et de sécu­rité, Assia et Leila ne veulent pas l’en­tendre. Surtout, les deux femmes voi­lées ne consi­dèrent ces jus­ti­fi­ca­tions ni sin­cères, ni sérieuses.

 

Et de s’empresser d’ap­por­ter leurs argu­ments : « À Paris, cer­taines salles acceptent bien le port du voile. Si on se sen­tait en dan­ger, pen­sez-vous que nous por­te­rions un voile en fai­sant du sport ? La com­bi­nai­son des femmes musul­manes pour la pis­cine est par­fai­te­ment hygié­nique, pas moins que ne l’est une com­bi­nai­son de plon­gée. On ne se balade pas avec un bur­kini toute la jour­née ! »

 

 

« On touche pas à mon hijab »

 

La course de ces femmes voi­lées, pour la plu­part habi­tantes de Grenoble, de Saint-Martin-d’Hères et d’Échirolles, veut aussi faire écho aux « courses pour la dignité » qui se sont tenues en mars der­nier dans dif­fé­rentes villes en France. Des courses orga­ni­sées suite au retrait par Décathlon de son hijab de run­ning. L’enseigne avait en effet fait marche arrière, suite au tollé généré par le nou­vel article à la vente.

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« À cause de tous ces fachos, fus­tige Taous, l’une des meneuses de la course, Décathlon a retiré ce vête­ment des­tiné aux femmes musul­manes… Cette actua­lité a été la goutte qui a fait débor­der le vase, et nous a pous­sées à faire cette course. » Histoire de bien affi­cher sa citoyen­neté fran­çaise, Taous porte, pour l’occasion, un voile auréolé d’une cou­ronne de fleurs bleu, blanc, rouge.

 

« On est là pour défendre nos droits de citoyennes fran­çaises, assène-t-elle, pour dire stop à l’is­la­mo­pho­bie, à l’exclusion des femmes musul­manes des acti­vi­tés spor­tives, de la pos­si­bi­lité d’ac­com­pa­gner son enfant lors de sor­ties sco­laires, d’al­ler voir un méde­cin sans être dis­cri­mi­née [elles demandent notam­ment à pou­voir être exclu­si­ve­ment exa­mi­nées par des femmes méde­cins, ndlr], etc.», déroule-t-elle. « On touche pas à mon hijab » lance-t-elle pour finir.

 

Musulmane voi­lée elle-aussi, Cosette 48 ans est venue cou­rir, en famille, avec ses deux filles non voi­lées, qui la sou­tiennent néan­moins. « On nous met constam­ment en marge de la société », accuse cette femme dési­reuse que les regards changent sur les femmes voi­lées. L’Alliance citoyenne pointe ainsi du doigt « les espaces où on [les] dévi­sage : centre de santé, uni­ver­sité, CAF, pôle emploi… »

 

Récemment encore, Cosette affirme avoir été vio­lem­ment invec­ti­vée dans la rue du fait de son voile. Le ton est monté et « des ouvriers sont venus mettre fin à l’altercation que je n’avais pas pro­vo­quée ! » Sa fille, Assia, 19 ans, fait réfé­rence à ses cours d’Éducation civique pour plai­der la cause de sa mère : « J’ai appris à l’école que la liberté s’arrête où com­mence celle des autres. En quoi por­ter un voile enfreint la liberté des autres ? »

 

 

« On courra […] pour les femmes et leur honneur »

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

En cours de route, les mili­tants se sont octroyé quelques pauses, afin de dis­tri­buer des tracts et de pous­ser la chan­son­nette, notam­ment avec cette ritour­nelle reprise en chœur : « On courra, même si les racistes ne veulent pas. Nous, on courra. Pour les femmes et leur hon­neur, et pour un monde meilleur, nous, on courra. »

 

Bien en vue des pro­me­neurs du samedi, rue Félix-Poulat, les orga­ni­sa­trices ont pris le micro pour rap­pe­ler les enjeux de leur mani­fes­ta­tion. Force est de consta­ter que leur mes­sage a sus­cité peu de ques­tion­ne­ments de la part des per­sonnes croi­sées et aucune réac­tion hostile.

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La plu­part des badauds se sont ainsi conten­tés de prendre le tract tendu et de pas­ser leur che­min ou d’é­cou­ter silen­cieu­se­ment les prises de paroles.

 

Assises sur un banc au Jardin de ville, deux jeunes filles non voi­lées ont décou­vert le tract et observé la course. Elles semblent approu­ver la démarche : « Elles ont rai­son. On ne parle pas assez de ces pro­blèmes de discrimination. »

 

Un avis tou­te­fois loin d’être par­tagé par l’en­semble des inter­nautes qui ont com­menté l’événement sur les réseaux sociaux quelques heures plus tard. 

 

 

Les opposants réagissent en commentaire sur Facebook

 

Frédéric Vergez se dit ainsi opposé « aux dérives com­mu­nau­ta­ristes ». Et enfonce le clou : « La liberté l’é­ga­lité et la laï­cité sont des prin­cipes qui ne s’ac­com­modent pas de telles pra­tiques. » Dans la même veine, Catherine Simone Sicler cite l’ar­ticle pre­mier de la consti­tu­tion de 1958 : la France est une République indi­vi­sible, laïque, démo­cra­tique et sociale. Elle assure l’é­ga­lité devant la loi de tous les citoyens sans dis­tinc­tion d’o­ri­gine, de race ou de reli­gion. Et elle res­pecte toutes les croyances. « Vous le lisez comme moi, non ? », lance-t-elle.

 

Commentaires désapprouvant l'action pro-voile à Grenoble. (capture d'écran sur la page Facebook de Place Gre'net le 9 avril 2019). DR

Commentaires désap­prou­vant l’ac­tion pro-voile à Grenoble. (cap­ture d’é­cran sur la page Facebook de Place Gre’net le 9 avril 2019). DR

De son côté, Myriam Martin-Arrête iro­nise : « Vivement les manifs devant les pis­cines pour sépa­rer les hommes, des femmes. »

 

Une autre inter­naute, se décla­rant proche des idées d’Élisabeth Badinter, « ne [peut] cau­tion­ner cette mode récente du port du fou­lard ». Car, indique-t-elle, « l’i­dée de cacher son corps au regard concu­pis­cent des hommes est régres­sive ».

 

Georgia Caprio affirme, quant à elle, voir dans le voile une atteinte à la liberté de la femme, un sym­bole de sou­mis­sion qui démontre une appar­te­nance reli­gieuse, ce qui est déran­geant. « Vous par­lez liberté moi je réponds laï­cité. Quand j’al­lais à l’é­cole, nous n’a­vions pas le droit de por­ter une chaîne avec la Vierge ou le Crucifix, alors que l’on por­tait les chaînes de façon à ne pas les mon­trer. On sui­vait les ordres. C’est tout »

 

« J’aimerais que toutes ces dames qui vivent dans un pays de liberté mani­festent aussi pour toutes celles qui se battent pour avoir la liberté de NE PAS mettre de voile dans les pays où on le leur impose !!, affirme enfin Vincent Dezelle. Chiche ! Vous nous faites une petite manif là-des­sus la semaine pro­chaine ? »

 

Autant de cri­tiques que ces musul­manes balayent d’un revers de la main. « Certains croient que, parce que nous sommes voi­lées, nous ne pen­sons pas par nous-mêmes, réprouvent les deux coachs spor­tives. Nous avons un cer­veau sous notre voile, raillent-elles. Et nous récla­mons d’être libres de vivre notre vie. »

 

 

« On se baignera, en combi ou en maillot, même si Piolle ne le veut pas… »

 

Ces femmes voi­lées entendent à pré­sent mettre la pres­sion sur les élus des com­munes de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. La balle est dans leur camp, affirment-elles. Concrètement, le groupe demande à ces élus de faire évo­luer le règle­ment des pis­cines pour auto­ri­ser le port du bur­kini. Mais le com­bat s’an­nonce dif­fi­cile, aux dires de Taous.

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« À l’ap­proche des élec­tions, les élus d’Échirolles et de Grenoble ne veulent pas s’engager. » Du reste, à Grenoble, l’équipe muni­ci­pale a déjà clos de débat, suite à une ren­contre en sep­tembre der­nier avec l’Alliance citoyenne. Les mili­tantes venues avec une péti­tion signée par plus de cinq cents per­sonnes deman­daient l’ac­cès aux pis­cines pour les femmes voi­lées, rap­porte Léa Galloy, de l’Alliance citoyenne.

 

« Quand ils [quelques élus de la majo­rité muni­ci­pale, ndlr] nous ont reçus, ils nous ont pro­mis qu’ils chan­ge­raient le règle­ment inté­rieur pour 2019. Quarante-huit heures plus tard, ils avaient changé d’avis, expli­quant que tous les élus n[“étaient] pas d’accord. »

 

Les cou­reuses comptent bien orga­ni­ser d’autres évé­ne­ments et hap­pe­nings du même aca­bit pour ten­ter d’ob­te­nir gain de cause. En atten­dant, avant d’aller prendre le pot de l’a­mi­tié devant la tour Perret, elles ont poussé une der­nière fois la chan­son­nette… dédi­ca­cée cette fois. « On se bai­gnera, en combi ou en maillot, même si Piolle ne le veut pas, nous, on se bai­gnera. »

 

Séverine Cattiaux

 

 

 

DISCRIMINATION, ISLAMOPHOBIE… CE QUE DIT LA LOI

Hijab, niqab, burqa… de quoi parle-t-on ?

 

Le terme hijab désigne le voile isla­mique le plus répandu, qui couvre tête et che­veux mais pas le visage. A contra­rio, le niqab masque l’in­té­gra­lité du corps, visage inclus à l’ex­cep­tion des yeux. Il est porté majo­ri­tai­re­ment par les pra­ti­quants d’un islam rigo­riste. Enfin, la burqa, ren­due célèbre par les tali­bans en Afghanistan, couvre l’in­té­gra­lité du corps de la femme, y com­pris le visage avec un voile ou une grille de tissu au niveau des yeux.

 

 

Pas de voile intégral dans les lieux publics

 

Femmes voilées. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Femmes voi­lées. © Elodie Rummelhard – pla​ce​gre​net​.fr

En France, le port du voile inté­gral (niqab et burqa) est inter­dit dans tous les lieux publics depuis la loi du 11 octobre 2010 : rue, com­merces, hôpi­taux, admi­nis­tra­tions etc, sous peine de 150 euros d’a­mende. Validé par le Conseil consti­tu­tion­nel en 2010, puis par la Cour euro­péenne des droits de l’Homme (CEDH) en 2014, ce texte de loi ne fait pas men­tion du voile isla­mique. Il dis­pose ainsi que « Nul ne peut, dans l’es­pace public, por­ter une tenue des­ti­née à dis­si­mu­ler son visage », ces pra­tiques pou­vant « consti­tuer un dan­ger pour la sécu­rité publique et [mécon­nais­sant] les exi­gences mini­males de la vie en société ».

 

 

Pas de signes religieux dans les écoles publiques

 

Cours d'éducation musulmane - capture d'une vidéo publiée sur la page Facebook du Groupe Scolaire Elhachemi.

Le voile est en revanche accepté dans cer­taines écoles pri­vées. © Page Facebook du groupe sco­laire Elhachemi.

Que dit la loi concer­nant la pos­si­bi­lité d’ac­com­pa­gner les enfants lors de sor­ties sco­laires ? S’il est auto­risé dans l’es­pace public en France, le hijab est pro­hibé dans les écoles, col­lèges et lycées publics, depuis la loi du 15 mars 2004 enca­drant, en appli­ca­tion du prin­cipe de laï­cité, le port de signes ou de tenues mani­fes­tant une appar­te­nance reli­gieuse dans les éta­blis­se­ments sco­laires publics. Tous les signes reli­gieux osten­sibles y sont ainsi pros­crits, comme la kippa, les grandes croix chré­tiennes ou bien le das­tar, tur­ban porté par la com­mu­nauté sikh.

 

 

Le burkini, interdit dans presque toutes les piscines municipales

 

Quid du port du bur­kini ? Ce maillot de bain pour femme cou­vrant le torse, ainsi qu’une par­tie des membres et de la tête est inter­dit dans qua­si­ment toutes les pis­cines muni­ci­pales, offi­ciel­le­ment pour des rai­sons d’hy­giène. Seule la Ville de Rennes l’a auto­risé. Interpellé le 11 octobre 2018 par Stéphane Ravier, député RN des Bouches-du-Rhône, sur son inten­tion ou non d’in­ter­dire le bur­kini dans tous les lieux publics, le gou­ver­ne­ment d’Édouard Philippe n’a pour l’heure tou­jours pas répondu…

 

 

Hôpital public : obligation de neutralité pour le personnel

 

Tous les usa­gers « ont droit au res­pect de leurs croyances et doivent être mis en mesure de par­ti­ci­per à l’exer­cice de leur culte, sous réserve des contraintes décou­lant du bon fonc­tion­ne­ment du ser­vice et des impé­ra­tifs d’ordre public, de sécu­rité, de santé et d’hy­giène », est-il sou­li­gné dans un guide édité par L’Observatoire de la laïcité.

 

Concernant l’a­li­men­ta­tion, « les éta­blis­se­ments de santé s’ef­forcent dans la mesure du pos­sible de trou­ver des alter­na­tives à la nour­ri­ture que ne consom­me­raient pas cer­tains patients », mais « cette pos­si­bi­lité peut être limi­tée par des pré­co­ni­sa­tions de l’é­quipe soi­gnante pour le bon fonc­tion­ne­ment du ser­vice ».

 

Enfin, en dehors des cas d’ur­gence seule­ment, le patient peut « choi­sir libre­ment son pra­ti­cien, son éta­blis­se­ment et éven­tuel­le­ment son ser­vice », mais le fait qu’il s’op­pose « à ce qu’un membre de l’é­quipe médi­cale pro­cède à des soins, pour des motifs tirés de la reli­gion connue ou sup­po­sée de ce der­nier » serait « un grave cas de dis­cri­mi­na­tion, qui ne peut être admis ».

 

 

Peut-on parler de discrimination et d’islamophobie ?

 

Discrimination : « Fait de dis­tin­guer et de trai­ter dif­fé­rem­ment (le plus sou­vent plus mal) quel­qu’un ou un groupe par rap­port au reste de la col­lec­ti­vité ou par rap­port à une autre per­sonne » (Larousse)

 

Islamophobie : « Hostilité envers l’is­lam, les musul­mans. » (Larousse)

 

Dans les cas où la loi s’ap­plique à tous, sans cibler spé­ci­fi­que­ment les pra­ti­quants musul­mans ou les femmes voi­lées, il n’est donc pas pos­sible de par­ler de dis­cri­mi­na­tion ni d’islamophobie.

 

MB

 

 

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Séverine Cattiaux

Auteur

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