PDU 2030 : Yann Mongaburu réagit à l’avis favorable mais nuancé de la commission d’enquête

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DÉCRYPTAGE – La commission d’enquête donne son feu vert au projet de plan de déplacements urbains (PDU) 2030 de l’agglomération grenobloise, peu convaincue toutefois qu’il s’attaque radicalement à la pollution de l’air. Concertation, métrocâble, tramway, stationnement, qualité de l’air… de nombreux autres sujets questionnent les rapporteurs. Revenant sur certains aspects de la feuille de route du PDU, Yann Mongaburu, le président du SMTC, annonce, par ailleurs, un débat sur la gratuité des transports publics en mars 2019.

 

 

Selon la commission d'enquête publique, le plan de déplacements urbains (PDU) 2030 présente des marges de progression. Yann Mongaburu apporte son éclairage.

Vue de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. DR

La com­mis­sion de l’en­quête publique por­tant sur le futur plan de dépla­ce­ments urbains (PDU) de l’agglomération gre­no­bloise a rendu ses conclu­sions le 21 décembre der­nier.

 

« Ce pro­jet [de PDU 2030, ndlr] répond aux défis contem­po­rains que nous devons abso­lu­ment rele­ver pour lut­ter contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique et contre la pol­lu­tion atmo­sphé­rique », estime la com­mis­sion d’enquête.

 

Celle-ci émet ainsi un avis glo­ba­le­ment favo­rable à la mise en œuvre de cette feuille de route. Pour autant, la com­mis­sion ne peut s’empêcher de nuan­cer dans la fou­lée son avis favo­rable, en obser­vant un « bud­get contraint » et des inves­tis­se­ments lourds repor­tés au-delà de 2030.

 

« Au regard des enjeux envi­ron­ne­men­taux […], déclare la com­mis­sion, ces délais sont dif­fi­ci­le­ment accep­tables. » Par ailleurs, celle-ci émet une réserve, et pas des moindres puis­qu’elle porte sur la concer­ta­tion qui a pré­sidé au pro­gramme du PDU 2030. Enfin, elle déroule tout de même dix-huit recom­man­da­tions, dont deux lui appa­raissent majeures.

 

 

Un PDU 2030 au rabais pour l’agglomération grenobloise ?

 

Le compte n’y est pas, mar­tèle la com­mis­sion d’en­quête. Un bud­get en adé­qua­tion avec les enjeux envi­ron­ne­men­taux, pour­suit-elle, aurait per­mis de « tendre plus rapi­de­ment vers l’objectif de 47 % de réduc­tion des émis­sions de GES [gaz à effets de serre, ndlr] que le SMTC [syn­di­cat mixte des trans­ports en com­mun de l’agglomération gre­no­bloise, ndlr] s’est fixé à par­tir du Paec [plan air éner­gie cli­mat, ndlr] de Grenoble-Alpes Métropole ». Une objec­tion qui fait opi­ner du chef Yann Mongaburu, pré­sident du SMTC.

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Commentaires 1
  1. Bis repe­tita :

    Ce #PDU est une somme de mesure anti-voi­tures, voulu par Eric #Piolle, sa muni­ci­pa­lité et sa majo­rité a la #Métropole de gre­noble, secon­dés par Mongaburu pre­sident du #SMTC , et en sous mains par l”#ADTC, l”#ADES, le #Réseau citoyen Grenoblois.

    Dans la même lignée que #CVCM et #Chronovélo au centre ville, réa­lisé pour entra­ver la cir­cu­la­tion, pro­jets à visées clien­té­liste et élec­to­ra­liste pour la mino­rité d’é­lec­teurs des rouges et verts de Piolle, au dépend de la majo­rité de tous les autres.

    Un PDU contre toutes celles et ceux qui ne peuvent faire autre­ment que de se ser­vir de leurs vehi­cules quo­ti­dien­ne­ment, et qui pour beau­coup  n’au­rons pas les moyens de chan­ger leur véhi­cule die­sel contre un essence.

    De plus, rien ne contrain­dra les Grenoblois et Metropolitains à l’auto-par­tage, encore moins à aban­don­ner sa voi­ture pour un vélo. 

    Quand on pense que la France n’est res­pon­sable qu’à hau­teur de 0,9% des émis­sions de CO2, on croit rêver.

    Vivement 2020 !

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