La Région Auvergne Rhône-Alpes s’engage sur la maîtrise publique des barrages hydroélectriques

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FIL INFO – La Région Auvergne Rhône-Alpes s’est engagée, ce 19 décembre, à maintenir les barrages hydroélectriques dans le giron du service public, à travers l’adoption d’un amendement au budget 2019 proposé par le groupe Socialistes et démocrates. « Un pas important », estime le groupe, face à l’inquiétude née du projet d’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques.

 

 

Le siège du Conseil régional Rhône-Alpes, à Lyon. © Service communication Conseil régional Rhône-Alpes

Le siège du Conseil régio­nal Rhône-Alpes, à Lyon. © Service com­mu­ni­ca­tion Aura

Un pre­mier pas à l’é­che­lon de la Région vient d’être fran­chi contre le pro­jet de pri­va­ti­sa­tion des bar­rages hydro­élec­triques. Thierry Repentin, conseiller régio­nal du groupe Socialistes  et démo­crate (SD), a en effet pro­posé un amen­de­ment au bud­get 2019, lors de l’as­sem­blée plé­nière du Conseil régio­nal Auvergne Rhône-Alpes, ce mer­credi 19 décembre.

 

En sub­stance ? Il demande à la Région « de tout faire pour garan­tir la maî­trise publique de ces ouvrages dont l’activité doit être libé­ra­li­sée ».

 

Un amen­de­ment adopté à l’u­na­ni­mité par l’as­sem­blée régio­nale. Cette der­nière se pro­nonce ainsi « en faveur d’un pro­ces­sus d’études devant per­mettre à terme à la Région de tra­vailler avec les autres col­lec­ti­vi­tés locales pour main­te­nir les bar­rages dans le giron public », indique le groupe.

 

 

Un projet d’ouverture à la concurrence des ouvrages hydroélectriques critiqué

 

Le groupe SD ne cache pas être farou­che­ment opposé à une « pri­va­ti­sa­tion des bar­rages ». Notamment au pro­jet de leur ouver­ture à la concur­rence défendu par le gou­ver­ne­ment. Les élus régio­naux l’ont dénoncé à plu­sieurs reprises. Ne serait-ce que dans la tri­bune signée par 25 dépu­tés et élus des ter­ri­toires ou l’inter­pel­la­tion du gou­ver­ne­ment par la dépu­tée de l’Isère Marie-Noëlle Battistel.

 

Barrage de Romanche - Gavet en eau.© EDF - C.Huret

Barrage de Romanche – Gavet en eau. © EDF – C.Huret

 

Cette pri­va­ti­sa­tion annon­cée de longue date n’a d’ailleurs pas man­qué d’a­li­men­ter les craintes des élus locaux. « Nous rece­vons tous les jours des déli­bé­ra­tions de conseils muni­ci­paux qui expriment leur inquié­tude face à la libé­ra­li­sa­tion des bar­rages hydro­élec­triques et portent le vœu d’un main­tien dans le domaine public de ces ouvrages », a rap­porté devant l’as­sem­blée Jean-François Debat, le pré­sident du groupe SD.

 

 

« Une lueur d’espoir » pour les élus locaux

 

« L’hydroélectricité est une éner­gie renou­ve­lable, sto­ckable, peu chère, qui joue un rôle essen­tiel dans la sûreté et l’indépendance éner­gé­tiques fran­çaise », rap­pelle Thierry Repentin. L’occasion pour ce der­nier de son­ner à nou­veau l’a­larme. « La libé­ra­li­sa­tion annon­cée des bar­rages hydro­élec­triques menace notre capa­cité de pro­duc­tion d’une éner­gie bon mar­ché, pro­fi­table a un pou­voir d’achat des consom­ma­teurs », argu­mente l’élu.

 

Toujours est-il que nos deux conseillers régio­naux se montrent gran­de­ment satis­faits du vote de leur amen­de­ment par l’as­sem­blée. Jean-François Debat ne manque ainsi pas de sou­li­gner « le pas impor­tant venant d’être fait » avec cette adop­tion, qui a « apporté une lueur d’es­poir » aux élus locaux.

 

Quant à Thierry Repentin, il reste per­suadé que « cet amen­de­ment per­met­tra à la Région d’être fin prête et armée pour main­te­nir dans le domaine public les ouvrages hydro­élec­triques ».

 

JK

 

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