FOCUS – Grenoble-Alpes Métropole envisage de consacrer 500 000 euros aux commerçants victimes des pillages et dégradations survenus lors des manifestations du 17 octobre. Présenté jeudi 22 octobre 2026, ce fonds d’urgence doit être soumis au vote d’un conseil métropolitain extraordinaire, vendredi 23 octobre à midi. Les établissements concernés pourraient bénéficier de subventions comprises entre 3 000 et 10 000 euros, avec un versement accéléré pour faciliter leur réouverture.
« Le pire pour nous serait que ces rideaux qui sont aujourd’hui baissés ne se relèvent pas. » Pour Guillaume Lissy, président de Grenoble-Alpes Métropole, l’urgence ne consiste plus seulement à réparer les dégâts matériels, mais à empêcher que les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre laissent des commerces durablement fermés dans le centre-ville de Grenoble.
Jeudi 22 octobre, il a détaillé un projet de fonds d’urgence de 500 000 euros, lors d’une conférence de presse organisée avec Laurence Ruffin, maire de Grenoble et vice-présidente métropolitaine chargée de l’économie, Pierre Streiff, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Grenoble, Emmanuel Lenoir, président de Labelville, et Hassen Bouzeghoub, conseiller métropolitain délégué au commerce, aux marchés, à l’artisanat et à la logistique urbaine.
Une enveloppe que les élus devront examiner vendredi 23 octobre, à midi, lors d’un conseil métropolitain extraordinaire convoqué avec un seul point à l’ordre du jour. « On aurait pu, dans le cadre du conseil métropolitain classique du mois de novembre, le mettre en œuvre », explique Guillaume Lissy. Mais cela aurait signifié, poursuit-il, que le dispositif ne serait devenu « opérationnel qu’au mois de décembre ».
Un délai jugé incompatible avec les difficultés des commerçants. « On sait qu’on a des situations sociales qui sont particulièrement dures, avec des commerçants qui ont tout perdu », souligne le président de la Métropole, qui revendique une mobilisation collective « dépassant les sensibilités politiques ». L’objectif est double : soutenir les professionnels touchés et permettre au centre-ville de retrouver son activité avant les fêtes de fin d’année.
Le fonds d’urgence prévoit jusqu’à 10 000 euros pour réparer les commerces
Ce fonds d’urgence reposerait sur un barème forfaitaire, établi selon le nombre d’éléments endommagés sur les façades commerciales. Une vitrine, un rideau métallique ou une enseigne détériorée ouvrirait droit à 3 000 euros ; deux éléments à 6 000 euros ; trois éléments ou davantage à 10 000 euros. « C’est une subvention, ce n’est pas une avance remboursable », précise Hassen Bouzeghoub.
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