À Grenoble, l’opposition de droite dénonce une « démocratie malade » et des dérives hégémoniques

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FOCUS – Les élus du groupe Les Républicains – UDI et Société civile du conseil municipal de Grenoble dénoncent une « démocratie locale malade ». Ils fustigent aussi bien les promesses de démocratie non tenues d’Éric Piolle que l’attitude estimée « hégémonique » de sa majorité. Sans oublier les récentes modifications du règlement intérieur du conseil municipal réduisant les possibilités d’expression des oppositions.

 

 

De gauche à droite : Richard Cazenave, Vincent Barbier, Sylvie Pellat-Finet, Matthieu Chamussy, Bernadette Cadoux et Nathalie Béranger. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Une partie du groupe Les Républicains – UDi et société civile. De gauche à droite : Richard Cazenave, Vincent Barbier, Sylvie Pellat-Finet, Matthieu Chamussy, Bernadette Cadoux et Nathalie Béranger. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous voulons alerter pour dire à quel point la démocratie est malade à Grenoble », lance en préambule Matthieu Chamussy, président du groupe Les Républicains UDI et Société civile du conseil municipal de Grenoble.

 

Qui dénonce « les promesses de démocratie envolées » de l’équipe municipale cornaquée par Éric Piolle, le maire de Grenoble.

 

Selon l’élu de droite, chaque mois qui passe témoigne de cette « évaporation ». Celui-ci va même jusqu’à parler de « trahison », notamment sur le dossier de l’Esplanade. Le ton est donné. À travers quelques exemples récents piochés dans la vie politique locale, le groupe d’élus entend bien démontrer en quoi la promesse de démocratie locale, « qui a pesé dans le choix des électeurs » est foulée aux pieds par l’équipe en place.

 

 

« Faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme eux »

 

Premier exemple, le plan guide du futur quartier de l’Esplanade qui a été voté lors du conseil municipal du 18 décembre. « Ce plan guide n’a jamais été soumis à l’avis des habitants du quartier qui n’en ont jamais vu la dernière version », regrette Matthieu Chamussy.

 

Autre motif d’indignation, le fait que le bailleur social Grenoble Habitat puisse réclamer 2,3 millions d’euros à des requérants pour recours abusif concernant le terrain Galtier.

 

Démocratie malade, attitude hégémonique… Le groupe LR – UDI du conseil municipal de Grenoble dénonce l'attitude de l'équipe menée par Éric Piolle. Matthieu Chamussy, conseil municipal du 18 décembre 2017 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Matthieu Chamussy, conseil municipal du 18 décembre 2017 © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« Une manœuvre d’intimidation tout à fait scandaleuse. Et d’autant plus scandaleuse qu’elle vient de ceux qui, en leur temps, n’ont jamais hésité à multiplier les procédures », s’indigne Matthieu Chamussy.

 

Pour l’élu c’est limpide, voilà qui illustre bien la volonté de la majorité de « faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme eux ».

 

 

Troisième exemple, la manière dont se déroulent les débats lors des conseils municipaux.

[…]

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Commentaires 7
  1. Si les Grenoblois appel le « Maire » de Grenoble Piol pot, c’est qu’il y a de bonnes raisons, lui et son équipe démontrent jours àprès jours leur despotisme, leur politique de l’entre soit, celle qui exclue, qui a raisin contre tous les autres (grenoblois) qui n’y comprennent rien!

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  2. Autant il y a des choses à dire, autant entendre ces « guignols » fustiger la politique politicienne alors que leur camp à produits X affiches largement discutables et que Monsieur Carignon n’est pas exclus de leur groupe me semble outrancier.
    Qu’ils commencent par être exemplaires avant de donner des leçons.
    A se comporter comme des betas ils n’avancerons jamais…

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    • MB

      15/01/2018
      15:13

      Pour être précis, si Alain Carignon est bien membre du parti LR, il n’est en revanche pas élu d’opposition à la Ville de Grenoble et ne fait donc pas partie du groupe Les Républicains, UDI et Société Civile, présidé par Matthieu Chamussy.

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      • Oui, merci de la précision, je n’avais pas voté pour eux car Monsieur Carignon était éligible (en 8 eme place ? ma mémoire me joue peut entre des tours).
        Mon commentaire visait le groupe dans son ensemble et le comportement des partis. La campagne « wanted » lancée est juste indigne (là je mélange encore élus d’opposition et parti politique) = j’ai dissocie mal l’action d’un élu membre d’un partir avec les actions de ce même parti si l’élu ne les condamne pas;

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  3. A

    15/01/2018
    9:14

    Bonjour
    L’OPPOSITION la plus bête du monde.
    Quelle honte !!!!
    BENYOUB.A

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  4. Si la démocratie participative de Piolle possède bien des défauts et notamment manque de pédagogie (bibliothèques, stationnement par exemple), c’est rigolo d’entendre Chamussy faire de la politique politicienne. Son programme, c’était une réduction des dépenses de fonctionnement, il aurait fait la même chose que Piolle voire pire. C’est son parti qui participe au bétonnage de la ville sans concertation, avec la vente du terrain de l’ESPE aux promoteurs (fait par la majorité républicaine de Barbier). Et il joue sur les cartes populistes (trop de bouchons, trop d’insécurité), sans proposer d’autre chose que des solutions qui ne marchent pas (plus de place pour la voiture alors qu’aucune ville n’a résolu les bouchons en élargissant les voies, au contraire – ou bien la vidéosurveillance aux résultats mitigés mais très couteuse). Quant à son discours sur l’esplanade, il cherche juste les voix des nymbistes qui refusent de voir des immeubles en ville et qui sont hostiles à la quasi-totalité des changements urbains. Le projet est largement mieux que la ZAC à Destot et surtout peut être adapté avec le temps. Si il est élu, qu’il remplace les immeubles par des parkings, et il sera content. Pas ceux qui ont besoin de logements abordables, les pauvres dont il ne veut pas quoi…

    Bref, Chamussy s’enferme aussi dans sa démagogie, celle de toujours jouer à l’opposant. Mais franchement, je ne pense pas qu’il soit capable de mieux, surtout en terme de démocratie municipale, qui n’est pas le fort de son parti.

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  5. Finalement, Chamussy est amusant … La droite perd aux municipales d’une belle façon, l’opposition perd son procès sur le terrain Galtier et la municipalité, soucieuse des deniers publics (l’argent dépensé pour répondre aux accusations devant le trib) demande de l’argent pour recours abusif … pfff C’est bête pour elle d’être du côté des perdants ! Qu’elle se rassure, sur le plan national, elle est bien représentée par Macron.

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