Violences à Grenoble : l’opposition de gauche réclame un débat en conseil municipal

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Dans une lettre ouverte à Eric Piolle, les élus du rassemblement de gauche et de progrès réclament, face à la montée des violences dans l’agglomération, la tenue d’un débat en conseil municipal. Avec un objectif : « définir les moyens que la Ville veut mettre en œuvre pour lutter contre cette escalade avec l’ensemble des acteurs de la sécurité publique ».

 

 

Dans une lettre ouverte à Eric Piolle, l'opposition de gauche réclame un plan lisible et cohérent pour faire face à la montée des violences à Grenoble.Le collège Lucie Aubrac est gardé nuit et jour par des vigiles depuis l’incendie. © Manuel Pavard, Place Gre’net

Le col­lège Lucie Aubrac incen­dié à La Villeneuve © Manuel Pavard, Place Gre’net

Alors que depuis 2015 fusillades, attaques, dégra­da­tions et incen­dies se mul­ti­plient dans l’ag­glo­mé­ra­tion, l’op­po­si­tion muni­ci­pale de gauche inter­pelle le maire de Grenoble, l’en­ga­geant à redres­ser la situa­tion et à « sor­tir de la vision dog­ma­tique ».

 

« Depuis deux ans main­te­nant, nous deman­dons que soit pré­senté le plan d’action en matière de sécu­rité publique pro­mis par la pre­mière adjointe de Grenoble, sou­lignent-ils dans la lettre ouverte. Elle est aujourd’hui dans l’incapacité de le faire clai­re­ment devant le conseil muni­ci­pal ».

 

Pour l’op­po­si­tion de gauche, les mesures prises depuis trois ans – dont le coup d’ar­rêt à la vidéo-sur­veillance est la par­tie la plus visible – sont tout sauf satis­fai­santes pour faire à la mon­tée des vio­lences. Les élus dénoncent le sous-emploi des com­pé­tences des poli­ciers muni­ci­paux mais aussi le coup d’ar­rêt au « redé­ploie­ment et l’armement de la police muni­ci­pale en lien avec l’organisation des ser­vices de police natio­nale dans le cadre de la ZSP, sans aucune concer­ta­tion avec l’État ».

 

 

Un « détricotage des politiques publiques »

 

 

Les élus pointent éga­le­ment la réduc­tion du nombre de per­son­nel au sein du ser­vice pré­ven­tion de la Ville, « sans concer­ta­tion avec le ter­rain ni infor­ma­tion des Grenoblois ». Tout comme le renon­ce­ment à la « pro­messe de mul­ti­plier les postes de média­tions » et accuse au contraire la majo­rité muni­ci­pale de « réduire les effec­tifs humains sur le ter­rain dans tous les quar­tiers de la ville ». Bref, un détri­co­tage des poli­tiques publiques sans qu”« aucun plan lisible et cohé­rent n[e soit] venu rem­pla­cer ce qui était en place ».

 

« La pré­ven­tion et la sécu­rité sont des poli­tiques publiques qui demandent prag­ma­tisme et réac­ti­vité au ser­vice de résul­tats atten­dus… et non des bavar­dages satis­faits pour élus décon­nec­tés de la réa­lité et bor­nés dans leurs uto­pies ».

 

PC

 

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