Grenoble à nouveau polluée à l’ozone : une fatalité ?

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DÉCRYPTAGE – C’est l’été. Vous croyez pouvoir respirer ? Même pas ! La pollution à l’ozone ne prend pas de vacances… Grenoble polluée, hiver comme été, personne n’en doute. Mais à quel point ? Bruxelles menace d’assigner la France devant la Cour européenne de justice pour manquements à la qualité de l’air. Il y a dans l’Hexagone, et notamment à Grenoble, trop de particules nocives dans l’air, trop de dioxyde d’azote aussi. Les études s’empilent. On attend les mesures…

 

 

 

En 2014, les chercheurs de l'Inserm vont se pencher sur la pollution de l'air à Grenoble.

Grenoble… © David André

Fortes chaleurs, vent faible, stabilité atmosphérique dans les vallées alpines… Toutes les conditions sont à nouveau réunies pour des concentrations d’ozone élevées.

L’été, l’ozone, donc. L’hiver, le dioxyde d’azote et les particules en suspension. L’air est-il vraiment irrespirable à Grenoble ? Que faire pour y remédier ? État des lieux alors qu’un épisode de pollution à l’ozone a débuté ce jeudi 6 août sur le bassin grenoblois.

 

Grenoble plus polluée que Paris ? Pas encore… Il arrive toutefois que, sur certains classements, la capitale des Alpes dame le pion à la capitale tout court. Que comprendre ? Cela tient au territoire retenu. Des mesures effectuées dans la banlieue parisienne suffisent à atténuer celles intra-muros. CQFD.

 

 

 

L’effet cuvette

 

 

La configuration géographique joue quand même en défaveur de Grenoble, les vallées accumulant les polluants. Le fameux “effet cuvette”. Les seuils réglementaires européens sont régulièrement dépassés, que ce soit pour les particules en suspension, les PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres), les PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 micromètres), le dioxyde d’azote ou l’ozone.

 

La dernière étude de l’Institut de veille sanitaire classe Grenoble en 5e position pour les particules et en 11e position pour le dioxyde d’azote.

 

 

 

3.000 Grenoblois exposés au dioxyde d’azote en 2013

 

 

Le dioxyde d’azote, NO₂, est essentiellement issu du trafic routier. On le trouve majoritairement au bord des axes fréquentés et dans le cœur de l’agglomération. « Il est deux fois plus élevé à Mistral qu’à La Villeneuve », fait remarquer Camille Rieux, chef de projet à Air Rhône-Alpes.

 

Habiter à proximité du trafic routier augmenterait de 15 à 30 % les nouveaux cas d’asthme chez l’enfant, ainsi que les pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires fréquentes chez les adultes âgés de 65 ans et plus.

En 2013, près de 3.000 habitants de l’agglomération grenobloise ont été exposés à des dépassements de valeur limite pour le dioxyde d’azote.

 

Il y a trop de particules en suspension, PM 10, à Grenoble. Une pollution de l'air qui risque d'exposer la France à de lourdes amendes. Crédit Air Rhône-Alpes.

Il y a trop de particules en suspension PM10 à Grenoble. Premiers touchés : les principaux axes routiers. © Air Rhône-Alpes

 

 

L’ozone : polluant des fortes chaleurs

 

 

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