La secrétaire d’État au numérique, Axelle Lemaire, vient d’annoncer la labellisation « French Tech » du projet grenoblois Digital Grenoble aux côtés de huit autres villes françaises. Une nouvelle qui a réjoui les élus locaux et la Secrétaire d’État Geneviève Fioraso. DigiGre va ainsi pouvoir mettre en place dans le quartier Chavant un totem, futur lieu de rassemblement des startups.

Axelle Lemaire lors de sa venue à Grenoble le 12 septembre dernier. © Nils Louna
La nouvelle était attendue depuis plusieurs semaines. La visite, le 12 septembre dernier, à Grenoble d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État en charge du numérique, dans le cadre de la labellisation à la French Tech, n’avait fait que renforcer cette conviction.
Grenoble fait bien partie des neuf premières villes françaises labellisées French Tech. Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux au sud, Nantes et Rennes à l’ouest, Lille au nord bénéficieront également d’un rayonnement international. De même que Paris, sélectionnée d’office.
Lyon, également labellisée
Lyon a été elle aussi retenue, ce qui confirme la bonne santé de l’économie numérique rhônalpine. Une labellisation qui s’est faite en dépit des dissensions avec la Région, ces dernières semaines, et l’envoi d’un courrier à la Secrétaire d’État demandant que les quatre villes candidates (Grenoble, Lyon, Saint-Étienne, Annecy) soient toutes labellisées, ou alors aucune.
Jean-Pierre Verjus, pilote de la candidature grenobloise via La Métro. © Nils Louna

Pierre Beguery (CC du Grésivaudan), Fabrice Hugelé (La Métro), Christophe Ferrari (La Métro), Jean Pierre Gillet (CCI de Grenoble) et Jean-Pierre Verjus sont revenus en fin de journée sur cette première victoire dans le futur totem de Digital Grenoble.
Bientôt un totem
DigiGre va pouvoir mettre en place un totem qui sera loué en janvier prochain, après quelques travaux, à Orange dans le quartier Chavant, à la place des anciens locaux de France Télécom. Ce futur lieu de rassemblement des startups était d’ailleurs le théâtre d’un point presse en fin de journée, organisé par La Métro.
Christophe Ferrari, le président de la communauté d’agglomération, est revenu sur l’importance du rassemblement régional : « La meilleure candidature est sans doute la candidature rhônalpine. Nos complémentarités avec Lyon sont une force sur laquelle nous devons nous appuyer. Nous allons également travailler avec nos acteurs voisins, le Grésivaudan, le Voironnais ou encore Chambéry et Savoie Technolac« .DigiGre va muter en société coopérative d’ici juin 2015. Des entreprises, individus, banques, collectivités locales et l’État en seront les actionnaires. De quoi permettre, dans un second temps, la création d’accélérateurs pour les startups ayant le plus fort potentiel. Avec à la clé l’envie de faire voyager la vitrine grenobloise à travers le globe mais surtout de créer des « champions de l’innovation » permettant la création de plusieurs milliers d’emplois d’ici dix ans. Nils Louna










