EN BREF – La CGT de l’Isère appelait à un rassemblement devant la caisse locale Agirc-Arrco de Grenoble, le 14 octobre 2026, alors que se tenaient des négociations nationales pour décider d’une revalorisation des pensions complémentaires de retraite du secteur privé. Négociations qui ont abouti à une proposition de hausse de 1,4 %, jugée très insuffisante par le syndicat, qui a finalement claqué la porte.
Au moment où se tenaient les négociations entre partenaires sociaux sur la revalorisation des pensions complémentaires de retraite du secteur privé, la CGT a donné de la voix, le mercredi 14 octobre 2026. Notamment en Isère, où l’organisation syndicale appelait à un rassemblement devant la caisse locale Agirc-Arrco1Association générale des institutions de retraites des cadres – Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés. de Grenoble, rue Aimé-Pupin. Un mouvement qui a réuni une petite trentaine de personnes, tandis qu’environ 80 autres rassemblements se sont tenus dans toute la France.
« L’Agirc-Arrco est le régime de retraite complémentaire pour les salarié·es ayant effectué toute ou partie de leur carrière dans le privé. Cela représente 20 à 70 % de la retraite totale. L’enjeu de ce conseil d’administration sera de déterminer le niveau de revalorisation des retraites versées par le régime au 1er novembre prochain [2026], au regard de l’inflation annuelle », a rappelé la CGT à cette occasion.
Et le syndicat de souligner qu’en 2025 les pensions de retraite avaient été gelées, après l’échec des négociations entre organisations syndicales et patronales. « Le risque est encore grand de voir le patronat continuer à tirer vers le bas le niveau de vie des retraité·es », a-t-il alerté.
La CGT a claqué la porte des négociations
« Cette revalorisation ne concerne pas que les retraité·es d’aujourd’hui. Les futurs droits à
la retraite complémentaire des salarié·es en activité évoluent également sur cette base », souligne par ailleurs le syndicat. Non sans insister sur le fait que « le régime Agirc-Arrco est dans une situation financière très solide, notamment du fait de ses réserves, et des produits financiers que celles-ci génèrent ». Et la CGT d’accuser le patronat de « détourner » ces réserves « pour créer des fonds de capitalisation inégalitaires ».
Comment se sont déroulées les négociations ? Pas au goût de la CGT, en tout cas : le syndicat a claqué la porte, de même que la CFE-CGC. C’est finalement avec l’appui de la CFDT qu’une hausse des pensions complémentaires de 1,4 % a été proposée. Une revalorisation qui, si elle est confirmée, prendrait effet à compter du dimanche 1er novembre 2026 et concernerait pas moins de 14 millions de personnes.
Pas de quoi satisfaire l’organisation syndicale, qui défendait pour sa part 1,9 % d’augmentation. « Le patronat s’est arc-bouté sur une proposition au ras des pâquerettes à 1,2 % pour aboutir à seulement 1,4 % de revalorisation des pensions complémentaires, avec la volonté de punir les retraité·es actuelles et futur·es », a déclaré le syndicat.
La CGT appelle désormais à la mobilisation, notamment lors de la grande journée de manifestation du 17 octobre « face à ce mépris patronal et gouvernemental ». Une journée qui devrait voir converger le mouvement lycéen et étudiant, mais aussi d’anciens Gilets jaunes, tout comme des professionnels frappés par le prix élevé des carburants et un certain nombre d’organisations syndicales et politiques.












