FLASH INFO – « Les retraités aujourd’hui ne s’en sortent plus. » Tel est le message qu’a porté Yves Richard, membre de la CGT retraités, à l’occasion d’un rassemblement et d’une manifestation organisés à Grenoble mardi 24 octobre 2023. Ce dans le cadre d’un mouvement national pour obtenir une hausse des pensions. À l’appel de huit organisations syndicales1CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FGR, LSR, Ensemble & Solidaires. , c’est une soixantaine de personnes qui se sont mobilisées sous la pluie.
Ce n’est pas la première fois que les retraités manifestent à Grenoble pour réclamer une hausse des pensions, mais la situation est encore plus tragique avec l’inflation, souligne Yves Richard. Hausse des prix de l’alimentaire, de l’énergie, plus le chauffage qui va redevenir d’actualité… « Beaucoup de retraités sont obligés de se tourner vers les associations caritatives pour pouvoir subvenir à leurs besoins essentiels« , alerte le syndicaliste.
Et ce ne sont pas les hausses de 5,2 % pour la retraite principale et de 4,9 % pour les retraites complémentaires qui vont arranger la situation, estiment les syndicats. « Ça ne rattrape même pas cette année. Et, depuis 2017, nous avons perdu près de 10 % [de pouvoir d’achat]« , fustige Yves Richard. 10 %, c’est la hausse minimale réclamée par les organisations. Pour qui les augmentations octroyées dans le cadre des négociations ne constituent qu’un « acompte« .

Yves Richard prenant la parole avant le départ de la manifestation pour exiger une hausse des pensions de retraite. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Mais les retraités s’inquiètent également de l’état du système de santé. « Ça devient très compliqué. On voit les problèmes du manque de médecins, des urgences fermées la nuit…« , souligne le syndicaliste. La question des aides à domicile pèse, elle aussi, lourdement au niveau local, avec une inquiétude face aux difficultés rencontrées par l’ADPA: « Cela couvre des milliers de gens. Si ce n’est pas repris dans de bonnes conditions, on se demande ce qu’ils vont devenir. »
Partis de la rue Félix-Poulat, les retraités se sont dirigés jusqu’aux locaux de la préfecture, en formant un cortège silencieux, porteur de drapeaux et de parapluies. La réception d’une délégation était prévue pour 16 heures par les services de l’État. L’occasion pour les syndicats de remettre les quelque 500 signatures obtenues au niveau départemental par leur pétition pour une revalorisation des pensions. Un texte qui compte plus de 30 000 signatures en ligne.









