FLASH INFO – Alors qu’un nouveau Plan national d’action loup et activités d’élevage (PNA) est en préparation pour la période 2024 – 2029, plusieurs associations de protection de la nature1La FNE, Ferus, la LPO, H&B, l’Aspas et la WWF. livrent leurs propositions autour de sept objectifs majeurs. Les Alpes sont particulièrement concernées, avec une population de loups en forte augmentation, mais celle-ci tend aussi à s’accroître dans le Nord-Isère.
Si elles tendent à relativiser la situation, les associations ne contestent pas que le loup « représente une contrainte forte pour tous les professionnels de l’élevage ». « Même si le nombre d’attaques rapporté aux nombre d’animaux de rente présents est modéré au regard des pertes dues aux accidents et aux maladies, les attaques de troupeaux par des loups engendrent du stress et un travail supplémentaire », reconnaissent-elles.
Or, poursuivent les associations, les effectifs de loups dans les Alpes ont doublé entre 2018 et 2022, soit la quasi-totalité de la période couverte par le précédent PNA. En revanche, soulignent-elles, les dommages sont en baisse de 22 % et le nombre de moutons reste stable. « Ces résultats sont le fruit des efforts constants d’une majorité d’éleveurs et de bergers qu’il est impératif de reconnaître et de faire connaître », note le collectif. Qui estime que le nombre de dommages est « encore trop important » et « doit inciter à améliorer les mesures existantes ».

Les associations plaident pour la protection des troupeaux autant que pour le maintien de la population de loups sur l’ensemble des territoires. DR
La protection des troupeaux figure ainsi en première place des objectifs fixés par les associations, notamment « en mobilisant des financements pour la recherche afin de comprendre les déterminants de la prédation » ou « en créant les conditions pour la mise en œuvre systématique de diagnostics de vulnérabilité des troupeaux ». Un second objectif consisterait à « valoriser, par une communication adaptée et des échanges d’expériences, le travail difficile » des éleveurs.
Parmi les autres objectifs, les associations appellent à maintenir le niveau des aides actuelles réservées aux éleveurs, mais aussi à mettre fin aux tirs de prélèvement. Quant au loup proprement dit, elles plaident pour une meilleure connaissance de son rôle dans les écosystèmes, en particulier pour la régulation des populations d’ongulés. Tout en espérant obtenir une population viable, et sortir le loup de la liste des espèces menacées d’extinction.


