FOCUS – Le collectif inter-lycées de l’agglomération grenobloise organisait une rencontre lundi 12 octobre 2026 à la Maison des associations de Grenoble, à la veille d’une nouvelle manifestation, alors que des blocages d’établissements se poursuivent. Les lycéens ont rappelé les revendications à l’origine du mouvement social et dénoncé les « violences policières ». Tout en affirmant que la mobilisation ne faiblira pas, même à l’approche des vacances de la Toussaint.
« Nous ne sommes pas ici pour réclamer des privilèges, nous sommes ici pour poser une question : comment peut-on exiger de notre jeunesse qu’elle réussisse lorsque les moyens de cette réussite ne sont pas toujours au rendez-vous ? » C’est par ces mots que sept lycéens, représentants du collectif inter-lycées de l’agglomération grenobloise, accompagnés d’une membre de la Coordination étudiante, ont ouvert une rencontre organisée à la Maison des associations de Grenoble lundi 12 octobre 2026.

Un mur de poubelles devant les portes du lycée Champollion à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Un temps d’échange et de revendications qui s’inscrit dans le cadre des mouvements de manifestations et de blocages d’établissements en cours depuis plusieurs semaines, dans la région grenobloise comme au niveau national.
Outre des journalistes, des représentants d’organisations syndicales, soutiens du mouvement lycéen, faisaient partie de l’audience. De même que des élus, comme la conseillère départementale d’opposition Sophie Romera, Khemisti Boubeker, élu LFI de Grenoble, ou le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard.
Des moyens humains et matériels au cœur des revendications
Objectif de ce temps : permettre aux lycéens de rappeler leurs revendications, à l’origine du mouvement de colère dans les lycées. Des revendications parfois noyées dans des manifestations très protéiformes, où les slogans contre la police ou l’extrême-droite prennent régulièrement le pas sur les causes sociales de la mobilisation. Et notamment la question des moyens accordés à l’Éducation nationale, jugés insuffisants au regard des besoins.
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