REPORTAGE – À l’entrée du lycée Marie-Curie d’Échirolles, les élèves ont dû ouvrir leurs sacs devant des policiers nationaux, mardi 8 septembre 2026 au matin. Une opération de sécurisation des établissements scolaires organisée par la préfecture de l’Isère en présence de la préfète Catherine Séguin et de Philippe Dulbecco, recteur de l’académie de Grenoble. Ces contrôles, destinés à prévenir l’introduction d’armes blanches, seront régulièrement opérés dans d’autres établissements au cours de l’année scolaire.
Mardi 8 septembre 2026, 8 heures. Devant les grilles du lycée Marie-Curie d’Échirolles, plusieurs policiers nationaux attendent les élèves qui arrivent pour commencer leur journée de cours. Avant de franchir les portiques de l’établissement, ceux-ci doivent ouvrir leurs sacs et en présenter le contenu aux fonctionnaires.
Plusieurs contrôles sont menés simultanément, notamment sur des tables disposées devant l’entrée du lycée, de manière à ne pas embouteiller le portique. Une présence policière particulièrement visible mais qui ne répond pas à une situation spécifique à Marie-Curie, tient immédiatement à préciser Philippe Dulbecco, recteur de l’académie de Grenoble.

Lycéens et lycéennes se prêtant de bonne grâce au contrôle policier. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« On est à l’entrée de Marie-Curie mais on pourrait être à l’entrée de n’importe quel établissement. […] Le hasard fait qu’on se trouve ici. Mais il n’y a rien de particulier dans ce lycée », explique le recteur. Bien au contraire, poursuit-il : « La dynamique de l’établissement est très positive, les réussites des élèves sont bonnes. » Le message porté se veut donc général : empêcher l’introduction dans les établissements scolaires « d’armes ou d’armes par destination ».
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