FLASH INFO – Deux lycées de la région grenobloise, Marie-Curie à Échirolles et Vaucanson à Grenoble, ont été évacués lundi 6 novembre 2023 après des alertes à la bombe. Les services de la police nationale indiquent que les alertes ont été reçues par courriel, occasionnant l’évacuation de 600 élèves pour Marie-Curie et de 1 000 élèves pour Vaucanson. Rien de suspect n’a été découvert dans les établissements.
Le parquet de Grenoble a confirmé dans la journée que les alertes à la bombe étaient « à connotation islamistes » et qu’il s’agissait dans les deux cas du même message. « Il est évidemment impossible à ce stade de savoir si l’auteur de ce mail est ou non un délinquant agissant réellement au nom de l’islam« , a-t-il ajouté. L’enquête a été confiée aux policiers du service de sûreté départementale de Grenoble.

Le 5 octobre 2023, huit lycées grenoblois avaient été évacués après une série de fausses alertes à la bombe. Ici, les élèves devant le lycée Argouges. Lundi 6 novembre, des alertes par courriel ont de nouveau provoqué l’évacuation de deux établissements: le lycée Marie-Curie d’Échirolles et le lycée Vaucanson de Grenoble. DR
Les alertes à la bombe ne sont pas une nouveauté à Grenoble. Avant les vacances de la Toussaint, une série de fausses alertes ont été adressées à plusieurs établissements. Le 4 octobre, le collège La-Salle-L’Aigle a ainsi été évacué. Le lendemain, huit lycées étaient à leur tour concernés par des menaces, non sans susciter une polémique sur les conditions d’évacuation. Enfin, le 19 octobre, une nouvelle alerte concernait (déjà) le lycée Vaucanson.
Quelles suites ont été données à cette série de canulars? L’auteur de la fausse alerte de La-Salle-L’Aigle avait été identifié et interpellé en quelques heures. Il s’agissait en l’occurrence d’un mineur de 13 ans, dont le parquet de Grenoble indique être en attente de l’expertise psychiatrique. Les auteurs des autres alertes demeurent pour l’heure inconnus, le procureur de la République indiquant que les enquêtes sont toujours en cours.
Image de une : évacuation du lycée Champollion le 5 octobre. © Place Gre’net








