REPORTAGE – Un rassemblement s’est tenu, mardi 8 septembre 2026, devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère à Grenoble, en soutien à deux inspecteurs du travail, syndicalistes, visés par une procédure disciplinaire. En mai, la hiérarchie avait déposé une plainte contre eux, classée sans suite depuis. La nouvelle procédure engagée à leur encontre suscite la colère redoublée de leurs soutiens.
« Le cap de la honte ». C’est à travers cette expression qu’une union intersyndicale représentant les inspecteurs du travail dénonce la procédure disciplinaire lancée contre deux de leurs collègues à Grenoble. Pierre et Benoît vont en effet devoir se présenter devant une commission en charge de rendre un avis sur les accusations portées contre eux.
Pour dénoncer la procédure, un mouvement de grève a débuté le lundi 7 septembre 2026 à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère à Grenoble, et un rassemblement s’est tenu devant ses locaux le lendemain.

Un rassemblement s’est tenu à partir de midi devant la DDETS de l’Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Ce n’est pas la première fois que le cas de Pierre et Benoît fait parler de lui, loin s’en faut. En mai 2026, l’une de leur supérieure hiérarchique avait en effet déposé une plainte contre les deux inspecteurs du travail. Cette dernière jugeait que le comportement de ces deux représentants syndicaux relevait du « harcèlement moral », tandis que la direction aurait formulé des accusations d’atteinte à la dignité de la hiérarchie. Pourtant, fin juin 2026, le procureur de la République de Grenoble avait décidé de classer la plainte sans suite.
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