FOCUS – Alors que 57 000 étudiants font leur rentrée à l’Université Grenoble-Alpes, le collectif des sans-facs et ses soutiens se sont réunis devant le bâtiment Muse le jeudi 27 août 2026 au matin. Objectif? Montrer leur mobilisation alors qu’une délégation devait être reçue par des responsables de l’UGA, en vue d’étudier des dossiers de demandes d’inscription rejetées par l’établissement. Une première entrevue qui s’est soldée par une « petite avancée », selon le syndicat Unef, très engagé sur la question. Les étudiants déplorent par ailleurs le revirement de l’UGA sur les frais d’inscription des étrangers.
« Étudier est un droit, pas un privilège ». Tel était l’un des slogans qui résonnaient devant le bâtiment Muse (Maison universitaire des services à l’étudiant) sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, jeudi 27 août 2026 au matin. Une trentaine de personnes s’étaient en effet réunies en soutien à une délégation du collectif des « sans-facs » reçue par la président de l’Université Grenoble-Alpes pour évoquer la question des dossiers d’inscriptions refusés par l’UGA, via les plateformes de sélection Parcoursup, Mon Master ou Études en France.

Banderoles et drapeaux étaient de sortie pour soutenir les sans-facs devant le bâtiment Muse. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Membre du collectif et principal animateur, le syndicat étudiant Unef a mené une campagne d’affichage intensive sur le campus pour inviter les personnes ayant vu leurs dossiers de candidatures rejetés à se rapprocher de lui. Mais l’organisation n’en avait pas moins appelé à la mobilisation d’autres structures syndicales ou partis politiques, avec succès. Des drapeaux de la Coordination (ex-Union étudiante de Grenoble), de la CGT, mais aussi du NPA Révolutionnaires ou de La France insoumise étaient ainsi présents au rassemblement.
Une situation qui toucherait désormais toutes les filières
« En juin dernier, nous avions envoyé plusieurs mails à la présidence parce qu’on commençait à avoir des dossiers. On n’a eu aucune réponse. Alors on a fini par s’inviter dans leurs bureaux avant la fermeture de la fac pour essayer d’avoir un rendez-vous… et ça a marché », décrit Basile, membre de l’Unef. Quatre personnes, deux représentants de l’Unef et deux sans-facs, devaient être reçus. Ils n’ont finalement été que trois, du fait de l’empêchement de dernière minute de l’un des étudiants syndicalistes.
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