FLASH INFO – Un collectif grenoblois dépose mardi 15 juillet 2026 des dossiers de recours devant la présidence de l’université Grenoble Alpes (UGA), alors que selon eux 320 000 étudiants se retrouvent sans affectation après Parcoursup. Une mobilisation contre une sélection universitaire jugée toujours plus « brutale » et « inégalitaire« .
Les « sans facs » appellent à l’action. Mardi 15 juillet 2026, à 17 heures, un collectif d’étudiants et d’étudiantes non admis en licence ou en master se rassemblera devant le bâtiment de la présidence de l’université Grenoble Alpes (UGA) pour déposer des dossiers de recours.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement national de protestation contre la sélection croissante à l’entrée de l’enseignement supérieur. Une sélection perçue comme « un tri social » par les organisations étudiantes, comme l’Unef Grenoble, Solidaires étudiant-e-s Grenoble, La Coordination-Union étudiante Grenoble ou encore la CGT FercSup.
Une sélection toujours plus brutale que dénoncent les « sans facs«
Selon les syndicats, plus de 320 000 candidats sont sortis de Parcoursup sans affectation en 2026. Ce alors que les places en master ont diminué de 13,5 % entre 2025 et 2026 à l’échelle nationale, soit 25 000 suppressions.
Ils soulignent également que « les probabilités d’entrer dans un master de psychologie varient entre 1 % et 5 % », ce qui illustre la rareté des places disponibles. Des chiffres qui ne tiennent en outre pas compte des étudiants contraints d’accepter des vœux par défaut ou de renoncer à postuler, par crainte de refus.

Rassemblement en faveur des « sans fac » devant le bâtiment de la présidence de l’Université Grenoble-Alpes en 2025. © Unef Grenoble
Les collectifs pointent du doigt les coupes budgétaires, comme la réduction de 1,5 milliard d’euros dans le budget des universités en 2025, qui entraînent une diminution des postes d’enseignants et de personnel. Ils dénoncent aussi une « sélection par l’échec », avec la suppression des semaines de révision, de la compensation des notes ou du droit au redoublement. Autant de mesures qui, selon eux, « creusent les inégalités sociales ».
Une mobilisation qui s’inscrit dans la durée
Cette mobilisation s’ajoute à une précédente, organisée le 2 juin 2026, pour protester contre Parcoursup. Les signataires exigent que la présidence de l’Université Grenoble Alpes étudie les dossiers de recours et reçoive les sans-facs, afin de réévaluer leur inscription dans des formations adaptées. « Étudier est un droit, pas un privilège », martèlent-ils.
Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions budgétaires et de hausse des frais d’inscription, notamment pour les étudiants étrangers, tandis que le budget de l’armée a augmenté de 36 milliards d’euros. Une contradiction que les collectifs entendent dénoncer.









Une réflexion sur « Mobilisation des « sans facs » à Grenoble : un collectif d’étudiants va déposer des dossiers de recours à l’UGA »
Eh bien oui, quand on échoue à entrer en études supérieures, c’est qu’on y a pas sa place.