FOCUS – Dans le cadre de la campagne contre la sélection à l’université, une quarantaine de militants du collectif des “sans fac” se sont rassemblés devant la présidence de l’Université Grenoble-Alpes, vendredi 11 juillet 2025 à Saint-Martin-d’Hères. L’objectif ? Mettre la pression concernant la situation des étudiants laissés sans solution pour la rentrée sur les plateformes Parcoursup, Mon Master ou encore Études en France.
« On a lancé des slogans, on a chanté, on a un peu tapé sur les vitres. Il y a eu des prises de parole, mais il y a pas eu de casse, raconte Léonce Doudat, président de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) de Grenoble. Nous voulions juste collectivement mettre la pression sur la fac pour nous faire entendre car, comme toutes les facultés, elle a le pouvoir d’inscrire qui elle veut. »
Une quarantaine de militants du collectif des “sans fac” se sont ainsi rassemblés devant le bâtiment de la présidence de l’Université Grenoble-Alpes (UGA), vendredi 11 juillet, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères. Ce dans le cadre de la campagne contre la sélection à l’université lancée le 2 juin précédent, à issue de la clôture des inscriptions sur les plateformes telles que Parcoursup, Mon master ou encore Études en France pour les lycéens et étudiants étrangers.
L’Unef demande « l’inscription de toutes et tous à l’université »
L’objectif de ce rassemblement ? Considérant qu’étudier « est un droit et non pas un privilège », les manifestants entendaient demander « l’inscription de toutes et tous à l’université » et ainsi lutter « contre la sélection à l’université ». Leurs revendications : une place en licence de leur choix pour les bacheliers et une place dans un master pour les étudiants titulaires d’une licence.

Depuis plusieurs années (ici en 2020), les « sans fac » dénoncent la sélection opérée par les plateformes comme Parcoursup. © Joël Kermabon – Place Gre’net
De fait, chaque année, près d’un jeune sur trois se retrouve sur le carreau, sans licence ou sans master pour la rentrée universitaire. « C’est un choix politique et une guerre sociale plus qu’un hasard algorithmique qui vise à écarter toute une partie de la jeunesse des études supérieures et à l’envoyer vers le monde du travail sans diplôme », estime Léonce Doudat.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 40 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous











Une réflexion sur « Sélection à l’université : le collectif des ”sans fac”, toujours mobilisé, peine à se faire entendre sur le campus de Saint-Martin-d’Hères »
Sortons de l’ absolu!
donc relativisons….
Positivement, les exclus peuvent choisir la voie de l’ immersion imminente plutôt que la voix du doudou boudeur.
NB: Compte tenu du réchauffement climatique, ils pourraient aussi se mettre à « vivre » dans le « Jardin d’ utopie » (devant la BU. Demander Pierre Rabhi … ce n’est pas un lapin).