TÉMOIGNAGE – Après deux mois de marche entre Auschwitz et Amsterdam, le septuagénaire grenoblois André Weill revient sur son périple. Ou plutôt son pèlerinage en mémoire d’Etty Hillesum, jeune Juive néerlandaise victime des nazis qui a laissé derrière elle un journal intime témoin de son cheminement philosophique et spirituel. Une pensée dont le marcheur s’est imprégné, autant qu’il a cherché à la faire connaître.
Pour André Weill, la mission est remplie. Grand marcheur devant l’Éternel, ce Grenoblois de 78 ans a effectué avec succès sa marche depuis le camp d’Auschwitz jusqu’à Amsterdam, entre le 10 mai et le 10 juillet 2026. Un pèlerinage plus qu’un périple: l’objectif était de s’inspirer, et de faire connaître, Etty Hillesum, jeune Néerlandaise juive comptant parmi les victimes des nazis qui a laissé derrière elle un journal intime où s’expriment sa philosophe de vie et son cheminement spirituel, voire mystique.
Remonter le chemin reliant Amsterdam à Auschwitz était une façon pour André Weill de « ramener Etty à la maison« . Et de s’imprégner de sa pensée, tout en la partageant avec tous ceux qui, à distance, suivaient le parcours du marcheur. « J’avais un Whatsapp avec 170 personnes. Tous les soirs, j’ai partagé une vidéo. J’avais préparé dans mon téléphone environ 150 petites citations qui me servaient à nourrir la vidéo… et qui me servaient à me nourrir moi-même pendant ce temps de marche!« , explique-t-il.
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