FOCUS – Le tribunal administratif de Grenoble a validé le résultat des élections municipales de Seyssins. Alors que la liste divers-gauche Pour Seyssins avait déposé un recours contre la réélection (à deux voix près) du maire sortant Fabrice Hugelé en dénonçant des « manœuvres de nature à brouiller le débat démocratique », les juges ont suivi les préconisations de la rapporteure générale et rejeté cette demande. Une décision dont le maire indique « prendre acte avec humilité ».
Le tribunal administratif de Grenoble a validé le résultat des élections municipales de Seyssins. Dans leur jugement rendu le mardi 9 juin 2026, les juges ont en effet rejeté la protestation électorale déposé par la liste « Pour Seyssins, réinventons collectivement demain », menée par Vincent Peytavin. Celle-ci était arrivée en deuxième position devant la liste du maire sortant Fabrice Hugelé1Seyssins nature et solidaire., avec 43,54 % des suffrages exprimés contre 43,59 %. Soit… deux voix de moins seulement21 751 voix pour Vincent Peytavin contre 1 753 pour Fabrice Hugelé.

Fabrice Hugelé, maire de Seyssins et vice-président de la Métropole de Grenoble. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Face à un écart aussi faible, la liste de Vincent Peytavin avait déposé un recours électoral en pointant du doigt des « manœuvres […] de nature à brouiller le débat démocratique et à altérer les conditions d’un choix libre et éclairé ». Par exemple? Des messages classant la liste divers-gauche « à gauche de la gauche ». Alors que, protestait-elle, seuls sept de ses membres sur 31 appartenaient à des formations politiques, parmi lesquelles ne figurait pas La France insoumise.
« Nous prenons acte de cette décision avec humilité »
D’autres griefs étaient à l’ordre du jour. Notamment un post Facebook de Fabrice Hugelé publié le 21 mars, soit la veille du second tour du scrutin, et relativement tard dans la soirée, en l’occurrence à 21 h 10. Dans son message, le maire sortant annonçait avoir déposé plainte à la suite d’injures constatées à son encontre. Si le message ne visait pas directement la liste, Vincent Peytavin avait estimé qu’il violait les règles en matière de propagande électorale et s’en était ouvert au Dauphiné libéré.
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