FOCUS – À l’appel d’une intersyndicale, une centaine de fonctionnaires et de contractuels se sont rassemblés jeudi 11 juin 2026 dans l’enceinte du CNRS de Grenoble. En cause : les restrictions budgétaires qui frappent la recherche publique depuis 2024 et leurs conséquences sur le fonctionnement des laboratoires. Les syndicats dénoncent un assèchement financier du principal organisme français de recherche, tandis que chercheurs et ingénieurs redoutent les effets du gel des recrutements de contractuels.
Sécurité oblige, il fallait comme à l’accoutumée montrer patte blanche à l’entrée du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), rue Jules-Horowitz à Grenoble, jeudi 11 juin en fin de matinée. Mais ce jour-là, près d’une centaine de salariés s’étaient rassemblés en bas de l’établissement, à l’appel national à la mobilisation lancé par les organisations syndicales de la recherche publique.
Après la mobilisation contre les « key labs » en février 2025, cette nouvelle action visait à dénoncer les restrictions budgétaires touchant les établissements publics de recherche et leurs répercussions sur le terrain. Derrière la « situation catastrophique » décrite par les syndicats, se dessinent en effet déjà des inquiétudes pour les laboratoires grenoblois et leurs personnels.
« Le CNRS n’a plus de trésorerie pour pouvoir fonctionner »
Pour Pierre Giroux, secrétaire régional du SNCS-CGT et membre du bureau national du syndicat, la situation a franchi un seuil critique. Un rapport publié en 2025 par la Cour des comptes soulignait en effet la qualité de la gestion du plus grand organisme de recherche français et européen et la solidité de sa situation financière fin 2023. Ce « avant les restrictions budgétaires dénoncées aujourd’hui par les syndicats », a-t-il souligné dans son intervention devant les personnels réunis sur le site grenoblois.

Près d’une centaine de fonctionnaires et de contractuels ont répondu à l’appel de l’intersyndicale de la recherche publique au CNRS de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
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2 réflexions sur « CNRS de Grenoble : une centaine de salariés alertent sur la « situation catastrophique » de la recherche publique »
C’est clair qu’en tant qu’ex employée administrative, la LFI Sandrine Nosbé est hénaurmément compétente en matière de recherche 🤣
Ils ont voté pour qui à la présidentielle et pour les municipales ? 🤔