DÉCRYPTAGE – À l’occasion d’une délibération au conseil municipal du mardi 26 mai 2026, la Ville de Grenoble a affiché son objectif de faire de la santé une priorité de son action politique, notamment autour de son service de santé scolaire. Un service, ont cependant rappelé les oppositions, qui n’avait pas été épargné par le plan d’austérité, nommé « plan de sauvegarde des services publics », adopté par la majorité Piolle lors de son premier mandat.
C’est une délibération qui, au-delà de son contenu concernant la santé scolaire, voulait aussi marquer une volonté politique. Lors du conseil municipal du mardi 26 mai 2026, la municipalité grenobloise a approuvé une « convention relative aux obligations réciproques du Département de l’Isère et de la Ville de Grenoble concernant les actions de prévention médico-sociales en faveur des enfants de moins de 6 ans dans les écoles maternelles de la ville ».

Amandine Germain a porté la délibération en lien avec la santé scolaire. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le service de santé scolaire de la Ville de Grenoble réalisera ainsi un bilan de dépistage pour chaque enfant en petite section de maternelle concernant sa croissance, ses capacités visuelles et auditives, ses (possibles) retards de langage ou troubles du comportement, ou encore l’état de sa dentition ou son statut vaccinal. Le Département, dans le cadre de la convention, fournira à la commune les moyens techniques et participera au financement du dispositif.
« La santé fait partie de nos priorités fortes »
« À travers cette délibération, on aura l’occasion de définir nos objectifs politiques qui sont, bien sûr, d’améliorer l’état général de santé de la population et notamment des enfants », a expliqué Amandine Germain, adjointe à la Santé de Grenoble, en amont du conseil municipal. « Et, pour cela, on va agir sur l’ensemble des déterminants, sur tout ce qui fait qu’on est en bonne santé », a-t-elle ajouté. Ceci quand bien même la santé ne relève pas des compétences obligatoires des municipalités.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 78 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










3 réflexions sur « À Grenoble, la majorité vante son service de santé scolaire… mais doit assumer les coupes budgétaires des mandats Piolle »
Du moment qu’il y a de ruineuses autoroutes à vélos ! 👎🏼
Si ce que Piolle avait plombé est remis sur pied, tant mieux !
À voir quand même ce que ça va donner au-delà des belles promesses, et faire de même pour la sécurité, la propreté, l’attractivité, la pression fiscale, la pousse partout du béton, rien que ça …
Ce que défait Piolle devient une mesure quand il s’agit de revenir à ce qui existait avant?
On adore ces colmatages…..