FOCUS – Bénédicte Durand, présidente du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), s’est rendue à Grenoble début février 2026 pour aborder un sujet majeur : la santé mentale des étudiants. Dans un contexte de hausse des demandes de soins psychologiques et des tentatives de suicide en résidence, l’institution renforce ses dispositifs d’accompagnement en misant sur la formation, les cellules d’écoute et la coordination avec les universités.
Il y a « urgence » à agir pour répondre aux besoins en matière de santé mentale des étudiants. a affirmé Bénédicte Durand, présidente du Cnous, lors de sa visite au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) Grenoble Alpes le 2 février 2026. Une visite dans un contexte alarmant, marqué par une augmentation des demandes de soins psychologiques et des tentatives de suicide en résidence.

Bénédicte Durand, présidente du Cnous, lors de sa visite au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous), et Boris Targe, directeur général du Crous. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
« Le mal-être est de plus en plus présent dans la population étudiante », a également alerté Boris Targe, directeur général du Crous. Les étudiants sont ainsi toujours plus demandeurs d’accompagnement psychologique depuis la sortie de crise du Covid-19. Face à cette réalité, le Crous a renforcé son accompagnement pour lutter contre l’isolement. « Plus nous avons un maillage resserré autour de l’étudiant, plus il aura la possibilité de s’accrocher avant le passage à l’acte », a insisté le directeur.
En 2025, huit tentatives de suicide ont été enregistrées à Grenoble mais aucune d’elles n’a abouti, a-t-il d’ailleurs rappelé. « C’est la première année sans décès par suicide en résidence depuis cinq ans à l’UGA [Université Grenoble Alpes, ndlr], depuis le Covid-19 », a-t-il aussi tenu à préciser.
Un dispositif d’accompagnement renforcé en résidence
Dans ce contexte, le Crous Grenoble Alpes a donc structuré une offre d’accompagnement graduée, accessible en résidence. Parmi les mesures phares : un réseau de référents étudiants formés aux premiers secours en santé mentale, une cellule de signalement des comportements à risque et des consultations de psychologues organisées en partenariat avec l’association Apsytude. Une ligne d’écoute professionnelle, accessible 24h/24 et 7j/7, complète ce dispositif, tout comme un lien étroit avec le numéro national de prévention du suicide, le 3114.
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