FOCUS – Au lendemain de la fusillade survenue mardi 26 mai 2026 dans le quartier Mistral, le procureur de la République de Grenoble Étienne Manteaux dresse un constat particulièrement alarmant de l’évolution des violences liées au narcotrafic dans l’agglomération. Faisant le lien avec l’assassinat d’un adolescent de 16 ans à Échirolles deux jours plus tôt, le magistrat évoque une véritable « guerre de territoire » entre réseaux criminels et estime qu’« un palier a été franchi » dans le recours aux armes à feu.
Deux morts en trois jours, dix personnes tuées par balle sur la voie publique en six mois dans l’agglomération grenobloise, des vidéos de revendication diffusées sur les réseaux sociaux et des réseaux criminels capables de recruter des exécutants bien au-delà du territoire local. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 27 mai 2026 au palais de justice de Grenoble, le procureur de la République Étienne Manteaux a livré une analyse particulièrement inquiétante de la fusillade survenue la veille dans le quartier Mistral, estimant que l’agglomération grenobloise faisait face à une « spirale de la violence » alimentée par « des logiques de représailles » entre trafiquants de stupéfiants.
« Une riposte évidente » après le meurtre d’un adolescent à Échirolles
Le procureur est tout d’abord revenu sur les faits qui se sont produits mardi 26 mai 2026 vers 21 h 20 avenue Rhin-et-Danube pour apporter des précisions. Une voiture noire a circulé à hauteur du 76 avenue Rhin-et-Danube, identifié comme un point de deal du secteur, avant que des tirs ne soient ouverts en direction du numéro 73, situé de l’autre côté de la chaussée, a décrit Étienne Manteaux. « Au moins neuf balles ont été tirées par, a priori, deux personnes dans ce véhicule », a-t-il indiqué et cinq personnes ont été touchées par les tirs.
Un homme âgé de 33 ans, atteint dans le dos, est décédé malgré une tentative de réanimation menée durant plusieurs minutes par les équipes du Samu 38. Les quatre autres victimes, âgées de 24 à 31 ans, ont été blessées « sans que leur pronostic vital ne soit engagé », a-t-il précisé. Étienne Manteaux a toutefois insisté sur la gravité potentielle de l’attaque. « Certaines des victimes ont manifestement eu beaucoup de chance et les conséquences auraient pu être plus dramatiques encore », a-t-il souligné.
Les cinq victimes avaient de lourds antécédents judiciaires
Le procureur a également insisté sur le profil judiciaire des victimes. L’homme de 33 ans décédé mardi soir était, selon Étienne Manteaux, « très défavorablement connu » des services de police et de justice, avec onze condamnations inscrites à son casier judiciaire. Les deux plus récentes avaient été prononcées le 26 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Vienne pour conduite sous stupéfiants puis, le 19 mai dernier à Grenoble, à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pour « rébellion » et « refus d’obtempérer ».
Les quatre blessés présentent eux aussi plusieurs antécédents judiciaires. L’un d’eux, âgé de 24 ans et touché par deux balles dans le dos, a déjà été condamné pour « association de malfaiteurs » et « rébellion ». Un autre, 25 ans, blessé à une jambe, totalise six condamnations. Le troisième, âgé de 31 ans, également atteint par balles au dos et aux jambes, compte lui aussi six mentions à son casier, dont une condamnation en avril 2025 pour détention d’arme de catégorie B.
Enfin, la dernière victime, 27 ans, qui s’est rendue seule à l’hôpital après les faits, présente cinq condamnations, notamment pour acquisition et détention de stupéfiants ainsi que pour refus d’obtempérer.
Outre le déroulement des faits, Étienne Manteaux a surtout cherché à replacer cette fusillade dans une dynamique de violences entre réseaux criminels. Pour le représentant du parquet, l’attaque à Mistral apparaît « de façon évidente, comme une riposte au tir mortel qui a été constaté à Échirolles » et qui a coûté la vie à un mineur de 16 ans retrouvé dans une voiture incendiée.
Les deux dossiers ont d’ailleurs été confiés à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon, désormais saisie des investigations. Une décision qui illustre le changement d’échelle judiciaire du dossier. « Tous ces faits s’inscrivent de façon évidente dans des guerres de territoire qui sont exacerbées », a affirmé le procureur.
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8 réflexions sur « Après la fusillade de Mistral, le procureur de Grenoble alerte sur une « mécanique de la vengeance » liée au narcotrafic »
C’est bien la peine de faire des grands discours… 😒😑
https://www.placegrenet.fr/2026/05/23/grenoble-une-spectaculaire-saisie-de-drogue-tourne-au-fiasco-judiciaire-perquisition-trois-policiers-suspendus/680388
Certains commentateurs aigris me fatiguent. Depuis quand la sécurité des citoyens est assurée par les municipalités ? C’est le rôle de la Police Nationale et de la Gendarmerie donc de l’Etat pour lequel on paye des impôts pour qu’il fasse ce boulot comme prévu dans la Constitution de ce pays.
C’est vrai que c’est plus facile de jeter l’anathème sur la municipalité, surtout quand on est un pro CarigNON qui n’aurait rien fait de plus : son expérience de la délinquance étant surtout de l’autre côté des barreaux plutôt que du côté des honnêtes gens.
Carignon c’est vraiment obsessionnel chez vous.
À Grenoble Piolle-Ruffin ne font tellement rien qu’on pourrait parler de complicité passive. Dans d’autres villes les maires agissent, par exemple à Metz où « si la lutte contre le narcotrafic relève d’abord des forces de l’État, la Police Municipale y contribue au maximum de ses prérogatives ».
https://moselle.tv/une-simple-patrouille-de-la-police-municipale-met-fin-a-un-point-de-deal-a-metz-borny/
Le retraité aigri qui nous fait une fixette sur Piolle depuis 14 ans, qui en reprend pour 6 ans avec Rufin, qui ramène tous ses commentaires sur ces personnes et qui accuse ensuite les autres de faire pareil avec son taulard préféré ! On n’aime pas la contradiction ? Ce n’est pas parce que vous répétez ad nauseam les mêmes propos qu’ils en deviennent vrais !
Pourquoi êtes vous si aigri tout le temps ?
Bof bof
Une femme qui passait place Notre Dame a reçu une balle perdue il y a un mois. Il va falloir que ça se produise combien de fois encore pour que L. ruFIn cesse de faire de la Piollitique ?
https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/04/12/un-homme-tue-par-balles-et-une-jeune-femme-blessee-cette-nuit-place-notre-dame
ALERTER, CA NE SUFFIT PAS.
On ne fait que ça, alors qu’il faudrait plutôt agir… Le »PLUS JAMAIS CA » est la formule la plus employéé au monde, mais sans résultat.