EN BREF – Présentée début mai 2026 par le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux comme l’une des illustrations de l’intensification de la lutte contre le narcotrafic dans l’agglomération, la saisie de 70 kilos de stupéfiants et de plusieurs armes dans un appartement des Eaux-Claires a finalement tourné au fiasco. En cause : de possibles irrégularités commises lors de la perquisition qui ont conduit à la remise en liberté du suspect principal et à la suspension de trois policiers.
Le 5 mai 2026, dans le cadre du bilan de la lutte contre les stupéfiants en Isère, le procureur de la République de Grenoble Étienne Manteaux avait mis en avant deux « belles affaires » réalisées fin avril par les services de police. Parmi elles, une importante saisie effectuée le 28 avril lors de la perquisition réalisée dans un appartement de la rue Alexandre-Dumas, dans le quartier des Eaux-Claires à Grenoble : 40 kg de résine de cannabis, 25 kg d’herbe, 2,5 kg de cocaïne ainsi que plusieurs drogues de synthèse, un chargeur de kalachnikov et des munitions.
Quelques semaines plus tard, l’affaire prend une tournure embarrassante pour les autorités judiciaires et policières. Selon des révélations du Dauphiné libéré, la procédure judiciaire s’est en effet écroulée après l’apparition d’un « doute sur la légalité des constatations effectuées par les policiers » dans cet appartement soupçonné de servir de lieu de stockage de stupéfiants. En effet, des fonctionnaires de la Brigade spécialisée de terrain (BST) seraient entrés dans le logement avant l’arrivée d’un officier de police judiciaire (OPJ), seul habilité à procéder légalement à une perquisition.
Toujours d’après le quotidien régional, les policiers auraient ensuite fouillé les lieux sans la présence du suspect ni de témoins, contrairement aux règles de procédure. Trois fonctionnaires ont, depuis, été suspendus, tandis qu’une double enquête, administrative et pénale, a été ouverte. Conséquence directe : le 12 mai, le procureur Étienne Manteaux a ordonné la remise en liberté immédiate du suspect interpellé quelques jours plus tôt.
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5 réflexions sur « Grenoble : une spectaculaire saisie de drogue tourne au fiasco judiciaire, trois policiers suspendus »
C’est bien à l’image de ce qu’est devenu le Grenoble de Piolle-Ruffin et de l’esprit qui s’est installé : les dealers y sont mieux traités que les policiers.
Je ne vois pas le rapport avec la municipalité… 🤔
Qu’est ce que la mairie y peut si les agents de la Police Nationale n’ont pas respecté certaines procédures ?
Vous ne voyez pas cet état d’esprit délétère parce que vous êtes borgne d’un oeil comme eux. Le même qu’eux, je vous laisse deviner lequel.
Je suis pantois !
Quant je vois la démesure de la répression qui s’abat sur les militants écologistes et dans laquelle on ne compte plus les irrégularités des manœuvres de polices et de la préfecture ainsi que la sévérité du parquet envers les militants et militantes…
…et ça à côté ! 😮
Comment garder foie en la justice et en nos institutions !?!? 🤮
Voulez-vous dire que les militants écologistes sont les 1ers clients des dealers Grenoblois , d’où le laxisme pro-trafiquants de la municipalité de Eric Piolle hier et de sa dauphine qui en prend le chemin?🤔