FLASH INFO – Un jeune adolescent a été grièvement blessé au cours d’une fusillade, rue du Drac dans le quartier Chorier-Berriat à Grenoble, dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 novembre 2025. La victime, un mineur non accompagné dont l’âge exact et l’identité restent à confirmer, est actuellement dans le coma. Son pronostic vital reste engagé. La justice a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre ».
[Article publié le 16 novembre 2025 à 14h40, mis à jour à 19h45 pour apporter en encadré des précisions fournies par le parquet de Grenoble en cours de journée.]
Les détonations d’une nouvelle fusillade ont réveillé, le dimanche 16 novembre dans la nuit, des riverains de la rue du Drac, quartier Chorier-Berriat à Grenoble. Alertés, les secours et la police, arrivés sur place vers 3 h 30, ont découvert un jeune adolescent grièvement blessé par balles, atteint de « deux impacts dans le dos, deux autres dans les jambes », a indiqué François Touret de Coucy, procureur adjoint de la République de Grenoble.

Les faits se sont produits à l’angle des rues du Drac et Boucher-de-Perthes, dans le quartier Chorier-Berriat. © Google Maps
Les sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) et le Samu 38 ont immédiatement pris en charge la victime en arrêt cardio-respiratoire et ont pu la réanimer avant de la transporter en urgence absolue au service déchocage du CHU de Grenoble. Actuellement dans le coma, le jeune garçon a toujours « son pronostic vital engagé », a précisé le procureur.
Au cours des premières constatations, les enquêteurs ont relevé neuf étuis de calibre 9 mm, une ogive écrasée et un fragment de chemisage. Les enquêteurs n’ont retrouvé aucune arme sur les lieux de la fusillade.
La victime : un mineur non accompagné originaire d’Afrique du Nord
L’enquête de voisinage n’a permis d’identifier aucun témoin visuel du tir, mais « plusieurs riverains ont entendu des tirs ou des bruits compatibles dans l’heure précédant l’appel », a fait savoir François Touret de Coucy.
Une enquête pour tentative de meurtre, confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) devra déterminer le déroulé exact de la fusillade, identifier le ou les tireurs en fuite et éclaircir la présence du mineur dans cette rue à cette heure de la nuit.
Le procureur adjoint a par ailleurs indiqué que la victime correspondrait à un mineur non accompagné, originaire d’Afrique du Nord, né en décembre 2012, donc âgé de 13 ans. À ce stade, les enquêteurs ne parviennent pas à confirmer précisément son identité.
LES DERNIÈRES INFORMATIONS DU PARQUET
En milieu d’après-midi, dimanche 16 novembre 2025, le parquet de Grenoble a fait part de précisions complémentaires concernant l’identification de la jeune victime. « À la suite d’un relevé d’empreintes, le mineur victime ressort sous plusieurs identités, dont une pour laquelle il est convoqué devant le juge des enfants de Grenoble le 10 décembre prochain pour détention et offre ou cession de stupéfiants », a ainsi fait savoir le procureur adjoint. Qui précise par ailleurs « qu’il ne s’est pas présenté au recueil de renseignements socio-éducatifs par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et n’était pas précédemment connu de la justice. »
Quant à sa situation administrative, le magistrat indique que l’adolescent est accueilli en établissement par le département de l’Isère comme mineur non accompagné, « mais a multiplié les fugues ces derniers temps ». Enfin, concernant son état de santé à l’heure du communiqué, François Touret de Coucy a fait finalement état de trois plaies mises en évidence : une dans le dos et deux dans les jambes. Son pronostic vital reste toujours engagé, dans le coma et sédaté, le jeune garçon devait se voir opéré en cours d’après-midi pour retirer un projectile toujours présent dans son genou gauche.



3 réflexions sur « Grenoble : un jeune adolescent grièvement blessé dans une fusillade au petit matin quartier Chorier-Berriat »
« Un jeune adolescent… ». On attend encore de voir un adolescent vieux.
L’adolescent en question a moins de 14 ans et est donc jeune par rapport à un adolescent de 17 ou 18 ans. Cette formule a été choisie car il y avait une incertitude concernant l’âge de la victime.
Place aux enfants …