FOCUS – Près de deux ans après l’éboulement majeur du coteau d’Artets ayant enseveli la RD1532 à La Rivière, le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné, mardi 26 mai 2026, les dirigeants de la carrière exploitée au pied de la montagne pour avoir poursuivi l’activité malgré une mise en demeure préfectorale. Les juges n’ont toutefois pas retenu le lien de causalité entre les manquements reprochés et l’effondrement du million de mètres cubes de roche. Une décision qui, à ce stade, prive les parties civiles de toute indemnisation et suscite incompréhension et colère des associations.
[Article publié le 26 mai 2026 à 23h40, modifié le 29 mai à 21h30 pour y insérer la réaction de Sandrine Nosbé, députée LFI de l’Isère]
Le jugement était très attendu. Le tribunal correctionnel de Grenoble a rendu, mardi 26 mai 2026, son délibéré dans l’affaire de l’énorme éboulement de près d’un million de mètres cubes survenu à La Rivière le 25 juillet 2024.
Après un premier renvoi, deux mois après le procès des dirigeants de la carrière exploitant le coteau d’Artets, les juges ont reconnu coupables Jean-Pierre Carron, directeur général de la société Carrière de La Rivière, et Philippe Puthod, son président, d’avoir poursuivi l’exploitation de l’installation classée « en violation d’une mise en demeure ».
Éboulement de La Rivière : les deux dirigeants condamnés à 50 000 euros d’amende
Les juges ont condamné les deux hommes à 50 000 euros d’amende chacun, tandis que la société a écopé de 150 000 euros d’amende. Les peines des deux hommes seront par ailleurs affichées, pendant deux mois, sur les panneaux publics des communes concernées par l’éboulement.
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