FOCUS – L’éboulement majeur survenu à La Rivière le 25 juillet 2024 a profondément bouleversé la rive gauche de l’Isère, provoquant des perturbations économiques, sociales et circulatoires encore préjudiciables un an après. À l’occasion de cet anniversaire, trois élus isérois ont fait part des difficultés rencontrées, du manque d’information et des attentes des habitants du secteur. Et surtout dénoncé le silence de la préfecture de l’Isère et du groupe Eiffage qui exploite une carrière à proximité. Douze élus ont par ailleurs adressé une lettre à la préfète et au directeur général d’APRR-AREA.
Pour symboliquement marquer le malheureux anniversaire de l’éboulement majeur survenu à La Rivière en 2024, des élus locaux ont tenu une conférence de presse mercredi 23 juillet 2025 : Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère (Écologiste – Solidarité et Territoires), Thierry Badouard, conseiller départemental (Les Écologistes) et Christian Ferraris, suppléant de la députée Sandrine Nosbé (LFI).
Le 25 juillet 2024, vers 19 heures, un éboulement majeur transportant près d’un million de mètres cubes de roches, de gravats et de terre était survenu sur le versant du coteau d’Artets, situé sur la commune de La Rivière, coupant ainsi la RD 1532 – axe essentiel reliant Grenoble à Valence – sur une portion de 470 mètres.
À la clé, l’isolement d’une partie du territoire qui a contraint les habitants et usagers à emprunter des itinéraires de contournement en rive droite de l’Isère et généré un trafic accru sur l’A49. Les habitants des villages comme celui de L’Albenc ont, depuis, une qualité de vie considérablement dégradée.

De gauche à droite : Thierry Badouard, conseiller départemental (Les Écologistes), Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère (Écologiste – Solidarité et Territoires), et Christian Ferraris, suppléant de la députée Sandrine Nosbé (LFI) dans les locaux de la permanence du sénateur. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Au centre des préoccupations des élus : « le silence radio » de la préfecture de l’Isère quant aux études et rapports dont elle dispose concernant la catastrophe qui a brutalement sorti de l’anonymat la petite commune iséroise. « Nous avons saisi la commission d’accès aux documents administratifs (Cada) le 3 juin qui nous a donné un avis favorable le 30 juin, transmis dans la foulée aux services de l’État. Or, à ce jour, nous n’avons aucune réponse de leur part », déplore Thierry Badouard.
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