FOCUS – En 1985 et 1986, la France adoptait les lois Montagne et Littoral pour protéger ses territoires fragiles. Quarante ans plus tard, le réchauffement climatique menace leur équilibre. Une mission d’information sénatoriale, dirigée par l’isérois Guillaume Gontard et le haut-alpin Jean-Michel Arnaud, planche donc sur leur adaptation. Objectif : éviter la désertification des villages, la fermeture des stations de ski et les tensions sociales, tout en préservant l’environnement.
« On est dans un territoire où le réchauffement climatique est une réalité tangible », alerte Guillaume Gontard (Isère, écologiste), à la tête d’une mission d’information sénatoriale avec Jean-Michel Arnaud (Hautes-Alpes, centriste). Leur rapport sur l’adaptation des lois Montagne et Littoral, attendu en juillet 2026, devrait redéfinir l’avenir de plus de 22 % de la population française.
Cette mission d’information parlementaire vise plus précisément à évaluer l’impact et la pertinence de ces deux textes majeurs : la loi Montagne (1985) et la loi Littoral (1986) face aux défis contemporains. Ce afin d’adapter ces lois aux bouleversements climatiques, économiques et démographiques qui transforment les territoires de montagne et les zones littorales.
Les stations de ski en première ligne face au réchauffement climatique
Les lois Montagne et Littoral ont marqué une avancée en reconnaissant la spécificité des territoires et en instaurant des règles d’aménagement adaptées. La loi Montagne a permis de préserver les paysages, de soutenir les activités économiques locales et de maintenir un équilibre écologique, tandis que la loi Littoral a encadré l’urbanisme en bord de mer pour éviter une bétonnisation excessive et protéger les écosystèmes fragiles.

Les sénateurs Guillaume Gontard (à gauche) et Jean-Michel Arnaud sont respectivement président et rapporteur de la mission d’information sur la loi montagne et littoral, accompagnés par la sénatrice Jocelyne Antoine, lors de leur déplacement dans les Alpes. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Cependant, comme le souligne Guillaume Gontard, « ces lois ont été conçues il y a plus de quarante ans. Et forcément, à cette époque, les questions de réchauffement climatique et d’adaptation étaient moins dans le viseur, voire pas du tout ». Aujourd’hui le réchauffement climatique bouleverse les équilibres : fonte accélérée des glaciers, diminution de l’enneigement, multiplication des risques naturels (glissement de terrain, inondations) et tensions croissantes autour de l’eau et des sols.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 73 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









