FLASH INFO – L’impasse se prolonge et les usagers de la ligne TER Valence-Grenoble s’impatientent. Depuis l’éboulement du 29 janvier 2026 à Poliénas, la ligne TER Valence-Grenoble est à l’arrêt, avec une réouverture désormais repoussée à mi-mars. Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, monte au créneau pour dénoncer une « gestion tardive des infrastructures » et exige des solutions alternatives « immédiates et fiables ».
La coupure de la ligne TER Valence-Grenoble se prolonge. Depuis l’éboulement survenu le 29 janvier 2026 à Poliénas (Isère), plus aucun train ne circule entre les deux villes et la réouverture, d’abord espérée pour début mars, est désormais repoussée à la mi-mars. Face à cette situation, Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, a réagi publiquement pour exiger la mise en place rapide de « solutions alternatives fiables ».
Le sénateur dénonce, dans un communiqué, une « gestion tardive des infrastructures » et souligne que « cette situation pénalise gravement le quotidien des habitants, rallonge les trajets et complique les déplacements professionnels, scolaires et quotidiens ». Il rappelle que les usagers ne doivent pas « payer le prix » de ces dysfonctionnements et demande à la Région Auvergne-Rhône-Alpes et à la SNCF d’agir sans délai.

Guillaume Gontard soutient la pétition lancée par les habitants de la vallée entre Grenoble et Valence pour une meilleure prise en charge des voyageurs. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Guillaume Gontard apporte également son soutien à une pétition lancée par des habitants de la vallée entre Grenoble et Valence, qui réclame une meilleure prise en charge des voyageurs. Cette pétition, accessible en ligne, a déjà recueilli plus de 1 000 signatures et dénonce l’insuffisance des bus de remplacement, souvent bondés et en retard.
« Ce qui pouvait être tolérable sur quelques jours devient désormais extrêmement difficile à vivre », témoignent les usagers.
Les usagers sont consternés : « Ce qui pouvait être tolérable sur quelques jours devient désormais extrêmement difficile à vivre, tant sur le plan de l’organisation que sur celui des coûts de déplacement ». Les signataires demandent ainsi un renforcement immédiat des moyens de transport et une plus grande fiabilité dans les informations diffusées.
La Région annonce des mesures d’indemnisation
De son côté, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, le 19 février, qu’elle indemniserait les abonnés concernés par cette interruption prolongée. Elle a également exigé de la SNCF un renforcement des transports alternatifs, notamment via l’augmentation du nombre de trains entre Valence et Saint-Marcellin et l’amélioration des services d’autocars.

Les travaux pour remettre l’axe ferroviaire entre Grenoble et Valence devraient se poursuivent jusqu’à mi-mars 2026. © SNCF TER Aura / Twitter
La ligne de cars régionale T62, reliant Saint-Marcellin à Grenoble, est désormais accessible sans frais supplémentaires pour les voyageurs munis d’un titre de transport TER. En attendant la réouverture de la ligne, les usagers sont invités à consulter régulièrement les mises à jour sur le site TER Auvergne-Rhône-Alpes pour connaître les horaires et les alternatives disponibles.







