FLASH INFO – De nouvelles tentatives de blocage de lycées ont eu lieu dans l’agglomération grenobloise dès le lundi 2 novembre 2026, jour de reprise des cours après deux semaines de vacances. La police nationale fait état de quatorze interpellations, tandis que des départs de feu ont été observés aux abords des lycées Champollion à Grenoble et Pablo-Neruda à Saint-Martin-d’Hères. La pression autour des blocages devrait monter d’un cran dès le mardi 3 novembre.
Des blocages d’établissements scolaires ont repris dès le lundi 2 novembre 2026 dans l’agglomération grenobloise. Après deux semaines de vacances et à la veille d’un appel à la mobilisation lancé pour le mardi 3 novembre, les forces de l’ordre s’attendaient d’ailleurs à de nouveaux blocus. La police nationale mentionne dans son rapport quotidien des tentatives de blocage dès le petit matin, peu avant 7 heures.

Des messages sur les grilles du lycée Mounier à Grenoble en octobre 2026. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Les établissements concernés ? Le lycée Argouges pour commencer, devant lequel des poubelles ont été entassées avant d’être « enlevées sans incident », indique la police nationale. Mais aussi, sans surprise, le lycée Mounier, à l’origine du mouvement lycéen à Grenoble, ainsi que les lycées Champollion, Eaux-Claires, Marie-Curie, Europole, Stendhal ou encore Louise-Michel.
Quatorze interpellations en une journée
La journée du 2 novembre n’a ainsi pas été de tout repos pour les forces de l’ordre. Un début d’incendie de poubelle a été circonscrit devant le lycée Champollion, tandis que des tirs de mortier ont été accompagnés, là encore, d’un départ de feu devant le lycée Pablo-Neruda à Saint-Martin-d’Hères, comme l’a rapporté Le Dauphiné libéré.
Au total, la police fait état de quatorze interpellations, mais ne signale aucun blessé dans ses rangs. À 16 heures, elle se disait en mesure d’affirmer que le « calme [était] revenu sur la circonscription ».
Si le gouvernement a fait connaître sa volonté de répondre en partie aux revendications des lycéens, notamment concernant une révision du dispositif Parcoursup, des moyens alloués à la réhabilitation d’établissements ou des recrutements de personnels, les jeunes mobilisés jugent que le compte n’y est pas et entendent poursuivre le mouvement. Quitte à doucher l’optimisme affiché par le recteur de l’académie de Grenoble Philippe Dulbecco ?
La pression autour des blocages risque de monter encore d’un cran avec la perspective d’une nouvelle manifestation le jeudi 5 novembre, portée à la fois par les Gilets jaunes, les syndicats et les organisations de jeunesse. Celle-ci devrait partir de la gare de Grenoble et prendre fin au parc Paul-Mistral. Ce alors que les dernières mobilisations ont été interdites dans le centre-ville par la préfecture de l’Isère, à la suite des exactions survenues en marge de la manifestation du 17 octobre.











