FLASH INFO – Un fonctionnaire de police voironnais a été condamné pour travail dissimulé le 23 avril 2026, annonce le parquet de Grenoble. Une enquête avait révélé que l’agent possédait des parts dans une société exploitant un pressing à proximité du commissariat de Voiron, laquelle employait un individu non déclaré et non officiellement rémunéré. Le mis en cause a reconnu les faits et a usé de la procédure dite du « plaider coupable« .
Un policier condamné pour travail dissimulé? C’est ce que révèle le parquet de Grenoble, via un communiqué du mercredi 6 mai 2026. L’affaire concerne un « fonctionnaire de police, officier de police judiciaire« , exerçant au sein du commissariat de Voiron et possédant des parts dans une société exploitant un pressing, situé à proximité du commissariat.
La loi n’interdit pas à un fonctionnaire de détenir des parts dans une société, à condition de ne pas y tenir un rôle actif, les activités professionnelles annexes des agents de l’État étant (très) réglementées. Mais le problème est ailleurs, indique le parquet de Grenoble: « Depuis le début de l’année 2025, l‘enquête a objectivé que ce pressing fonctionne grâce au travail d’une connaissance de ce fonctionnaire de police sans être déclarée ni officiellement rémunérée« .

Palais de justice de Grenoble. Le 23 avril, un policier a été condamné pour travail dissimulé dans le cadre d’une procédure de plaider coupable. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Le policier en question a été placé en garde à vue le 23 avril 2026, un temps au cours duquel il a reconnu les faits. Le mis en cause a souhaité être jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), soit la fameuse procédure du « plaider coupable« . Une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d’amende a été homologuée par un juge le 23 avril et est aujourd’hui définitive. L’agent est par ailleurs suspendu, dans l’attente d’une procédure disciplinaire, selon les informations de TG+.
La procédure du plaider coupable fait actuellement l’objet d’un projet d’élargissement, sous la dénomination de loi Sure (sanction utile, rapide et effective). Le dispositif pourrait ainsi être étendu à des faits relevant du criminel (sauf les crimes contre l’humanité et les crimes terroristes). Le mardi 5 mai 2026, les avocats grenoblois ont (de nouveau) manifesté à Grenoble pour dénoncer le risque d’une « justice expéditive« .









