FLASH INFO – Les élus métropolitains issus de la liste des municipales Réconcilier Grenoble menée par Alain Carignon annoncent, mercredi 6 mai 2026, la création d’un groupe d’opposition du même nom à la Métropole, présidé par Thierry Aldeguer. Tous les élus? Non, car Émilie Chalas et Pierre-Édouard Cardinal sont, pour leur part, inscrits dans le groupe Alpes. Lequel fait partie… de la majorité métropolitaine.
« Dans un contexte où notre territoire nécessite plus que jamais dialogue, cohérence et ambition, notre groupe entend porter une voix constructive, exigeante et pleinement tournée vers l’intérêt des Grenobloises et des Grenoblois. » Ainsi s’exprime Réconcilier Grenoble, groupe métropolitain d’opposition nouvellement formé, dans un communiqué daté du mercredi 6 mai 2026. Et ceci par la voix de son président désigné, l’avocat grenoblois Thierry Aldeguer.

Thierry Aldeguer a été désigné président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble à la Métropole de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Les membres du groupe en question, outre Thierry Aldeguer? Clément Chappet (président du groupe Réconcilier Grenoble au conseil municipal de Grenoble), Nathalie Béranger, Anouchka Michard et Jean-Luc Rizzi. Tous figuraient sur la liste Réconcilier Grenoble menée par Alain Carignon lors des élections municipales. Et se déclarent bien décidés à « rassembler, écouter et agir au service du territoire et de notre ville dans le respect des 22 000 électrices et électeurs qui [leur] ont fait confiance« .
Le nouveau groupe revendique « une opposition responsable et résolue »
Les élus Réconcilier Grenoble assument avoir voté en faveur de Guillaume Lissy pour la présidence de la Métropole, « afin d’écarter La France insoumise, dans un souci de clarté politique et de responsabilité institutionnelle« . Mais ils n’en veulent pas moins incarner « une opposition à la fois responsable et résolue, déterminée à défendre les attentes des habitants avec constance, exigence et sens de l’intérêt général, sans pour autant [se] compromettre dans des décisions contraires à [leurs] engagements et à [leur] programme« .

Pierre-Édouard Cardinal et Émilie Chalas s’inscrivent dans la majorité métropolitaine au sein du groupe Alpes, tout en figurant dans le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble à la Ville de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Et le groupe de lancer un avertissement à la majorité intercommunale: « Il est impossible de poursuivre la politique qui avait été menée sous l’ancienne mandature, car elle entraîne les Grenoblois sur une trajectoire catastrophique en matière de logement, de mobilités, d’économie, de commerce et de gestion des déchets« , déclare-t-il. Non sans appeler à une « reprise en main urgente » des finances pour éviter toute nouvelle hausse de la fiscalité.
S’agit-il d’un message subliminal adressé à Émilie Chalas et à Pierre-Édouard Cardinal? Membres, eux aussi, du groupe Réconcilier Grenoble à la Ville, les deux élus siègent en effet pour leur part au sein du groupe Alpes à la Métropole, dont Émilie Chalas assure la présidence. Un groupe inscrit… dans la majorité « de territoire » composée par Guillaume Lissy. Et qui compte deux vice-présidents dans ses rangs: le maire de Seyssins Fabrice Hugelé et l’adjoint de Fontaine Laurent Thoviste.








