FOCUS – Au travers d’un post sur les réseaux sociaux, l’élu régional grenoblois Stéphane Gemmani s’empare d’un sujet encore relativement tabou : la santé mentale des élus. Le poids des responsabilités, mais aussi parfois celui de la défaite ou des désillusions, peut s’avérer difficile à porter pour nombre d’entre eux. Mais Stéphane Gemmani pointe aussi « l’incohérence » d’une classe politique qui assure œuvrer pour la santé des habitants tout en semblant peu se soucier du mal qu’elle peut elle-même produire.
« Derrière les fonctions, il y a des femmes et des hommes. Des personnes normales. Avec leurs forces, leurs fragilités, leurs moments de doute ». Dans un post Facebook publié le mardi 21 avril 2026, Stéphane Gemmani, ancien adjoint de Grenoble et actuel conseiller régional d’opposition Auvergne-Rhône-Alpes, a décidé de lever ce qui reste en grande partie un tabou, malgré des progrès. À savoir, la question de la santé mentale des élus.
Un post qui a précédé de peu le malaise de Guillaume Lissy, candidat à la présidence de la Métropole grenobloise, après treize heures de débats, dix-huit suspensions de séance et une nuit de tractations lors du conseil métropolitain du jeudi 23 avril pour élire le successeur de Christophe Ferrari. Ce qui a provoqué l’évacuation de la salle et l’interruption de la séance à 2 h 24.

La fonction d’élu, une charge mentale qui peut peser sur la santé des individus. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Au mois de novembre 2024, une enquête sociologique menée à l’initiative (entre autres) de l’Association des maires de France avait pointé les effets sur la santé qu’occasionne la charge mentale d’un mandat. Entre doutes, fatigue, pression et surmenage, la plupart des maires considèrent que leur fonction est « usante pour la santé ». Peut-être pire encore et symptomatique: une grande majorité d’entre eux confient avoir souvent (55,3 %) ou parfois (33,6 %) « caché leurs émotions ».
La santé mentale des élus en question
Mais Stéphane Gemmani aborde un autre aspect de la santé mentale des élus : le poids de la défaite ou de la désillusion. Une situation qu’il connaît lui-même car, après avoir été engagé aux côtés de la candidate socialiste Amandine Germain pour les municipales à Grenoble, il a fait partie des noms “écartés” de l’alliance avec la candidate de la majorité sortante Laurence Ruffin. Un statut d’indésirable dont il semble avoir beaucoup souffert, comme en témoignent des échanges de mails en interne où l’élu assure par ailleurs ne pas avoir fait montre de déloyauté.
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2 réflexions sur « Stéphane Gemmani lève le tabou sur la santé mentale des élus… et pointe « l’incohérence » de la classe politique sur la question »
PZ se demande si lui-même n’est pas fou!
D’autant plus qu’ étant féru d’histoire, il aurait lu que les Français de 1914 étaient schizophrènes.
NB: Et il constate à présent que les maladies mentales deviennent endémiques au point de déclencher le même désagrément que le peste à une époque qu’il n’a pas pu oublier.
Si c’était à refaire, soutiendrait-il Amandine Germain qui l’a trahi, lui et d’autres, pour se soumettre à Laurence ruFIn ?
https://www.placegrenet.fr/2025/12/10/grenoble-gonzalez-zenati-gemmani-ces-indesirables-de-lunion-entre-le-parti-socialiste-et-laurence-ruffin/666551