FOCUS – Drôle d’ambiance au sein du Parti socialiste grenoblois. Alors que la cheffe de file PS Amandine Germain et la candidate Laurence Ruffin ont noué une alliance pour les municipales, plusieurs figures socialistes ont été jugées indésirables par les formations composant la majorité sortante. De quoi déplaire aux militants qui ont désapprouvé par vote les candidats PS appelés à figurer sur la liste Ruffin, ce qui n’a pas empêché que celle-ci soit validée au niveau national. Un exemple typique de la « situation chaotique » dans laquelle se trouve la fédération grenobloise du parti ?
Il y a comme un air de zizanie chez les socialistes grenoblois. Jeudi 4 novembre 2025 au soir, les adhérents de la section grenobloise du Parti socialiste étaient invités à s’exprimer, à bulletin secret, sur la liste des premiers candidats de l’union avec la majorité sortante de Grenoble, menée par Laurence Ruffin, dans le cadre des municipales de mars 2026. Résultat ? Sur 50 votants, 27 ont voté contre, 22 pour et un nul. Un vote qui sonne comme un désaveu pour la cheffe de file Amandine Germain.

Amandine Germain aux côtés de Laurence Ruffin lors de l’annonce du ralliement du Parti socialiste à la majorité sortante. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dans le détail, huit candidats (sur les 59 que doit compter la liste) étaient présentés. Côté femmes, Amandine Germain, Cécile Cenatiempo qui est actuellement conseillère municipale d’opposition, Michelle Daran et Emmanuelle Bertrand.
Et côté hommes, Hassen Bouzeghoub, également conseiller municipal d’opposition, Thibault Martin, Kyllian Bures et David Bousquet. Autant de noms qui devraient bel et bien figurer au sein de la liste Ruffin. Car, aussi négatif était-il, le vote des militants était purement consultatif.
« Des histoires internes qui n’intéressent aucun Grenoblois »
La commission nationale du Parti socialiste a ainsi indiqué, dans un communiqué, valider la liste présentée par Amandine Germain, par la voix du secrétaire général du parti (et député européen) Pierre Jouvet. Et ceci non sans saluer « le travail exemplaire de rassemblement et l’accord historique […] construit avec Laurence Ruffin, seul chemin pour permettre à la gauche et aux Écologistes de gagner à Grenoble ».
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2 réflexions sur « Grenoble : Gonzalez, Zenati, Gemmani… ces indésirables de l’union entre le Parti socialiste et Laurence Ruffin »
Laurence Ruffin fait la même chose que son mentor et ami Eric Piolle quand il a brutalement exclu ceux qui osaient contester l’augmentation injuste et injustifiée de la taxe foncière.
La même chose, mais en pire car elle exclut d’entrée de jeu !
Quant au PS de Grenoble, avec un tel niveau de soumission à la candidate de Piolle, on ne se demande même plus s’il existe encore. On voit bien qu’Amandine Germain en est à creuser la tombe pour l’enterrer. Qu’est ce qui lui a été promis pour ça ?
En dehors des microcosmes grenoblois ultra-politisés, un bon coup de balai serait salutaire pour se libérer de tous ces petits tout petits politiciens qui – on peut le craindre ‑pensent plus à leur place ou leur gamelle ou leur idéologie qu’à apporter quelque chose pour Grenoble et les grenoblois. Rien à faire de ces manœuvres d’appareil.