FOCUS – La nouvelle présidente du tribunal administratif (TA) de Grenoble a pris ses fonctions au mois de mars 2026. Tout droit venue d’une juridiction de plus petite taille, en l’occurrence le TA de Besançon, Cathy Schmerber confie faire face à un « défi » d’importance, à savoir la résorption du « stock ancien » : plus de 3 000 dossiers en attente de jugement depuis au moins deux ans. La magistrate compte bien y parvenir… tout en gérant les nouvelles entrées, dont un certain nombre aux délais de traitement contraints.
« Le grand projet, c’est d’assainir la situation » a résumé la toute nouvelle présidente du tribunal administratif de Grenoble, Cathy Schmerber, à l’occasion d’une rencontre avec la presse organisée le jeudi 9 avril 2026. La magistrate avait, en effet, pris ses fonctions trois semaines auparavant, après avoir présidé le tribunal administratif de Besançon durant deux ans et demi. Elle avait auparavant exercé des fonctions à Lyon entre 2009 et 2022, tant à la chambre administrative d’appel qu’au tribunal administratif.

Cathy Schmerber succède à Jean-Paul Wiss (lequel a fait valoir ses droits à la retraite) à la présidence du tribunal administratif de Grenoble. © Paul Turenne – Place Gre’net
« Je n’avais pas vraiment d’autre image de Grenoble que celle relayée par la presse, mais je suis plutôt ouverte et curieuse d’esprit », a expliqué la présidente du TA. Qui a surtout souligné le changement d’échelle comparé à la juridiction de Besançon.
Cathy Schmerber passe ainsi de deux chambres et 25 collaborateurs à huit chambres (la dernière ayant été créée en septembre 2025) et une équipe de 82 personnes. « C’est vraiment une grande juridiction avec une situation qui n’est pas simple. C’est un défi intéressant, je le découvre un peu plus chaque jour », a-t-elle confié.
Plus de 3 000 dossiers en attente depuis au moins deux ans
Le défi en question pour Cathy Schmerber? C’est la résorption du « stock ancien ». Autrement dit, les dossiers en attente depuis plus de deux ans et pouvant même remonter, pour certains, à trois ou quatre ans. À lui seul, ce « stock » représente plus de 3 000 dossiers. Et sa résorption se heurte à toutes les nouvelles « entrées », dont beaucoup doivent être traitées dans des délais contraints. « On ne peut pas se dire qu’on laisse vieillir le stock ancien en traitant les dossiers nouvellement entrés. Il faut réussir à faire un panachage », a expliqué la nouvelle présidente.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 56 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










