FLASH INFO – « Psychopathe », « poissonnière », « ta vie est déjà gâchée » : ce sont des mots prononcés par une institutrice de Saint-Savin (Nord-Isère) à l’encontre de ses élèves de CP. Mercredi 1ᵉʳ avril 2026, le tribunal de Bourgoin-Jallieu a sanctionné ces violences psychologiques d’un an de prison avec sursis et d’une interdiction définitive d’exercer auprès de mineurs.
Le tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu a rendu son verdict. Mercredi 1ᵉʳ avril 2026, une institutrice de 49 ans, en poste à Saint-Savin (Nord-Isère), a été condamnée à un an de prison avec sursis pour violences psychologiques sur 16 élèves de CP, âgés de 6 et 7 ans. Une peine inférieure aux réquisitions du ministère public, qui demandait deux ans de prison avec sursis probatoire.
La justice lui a également notifié une interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en lien avec des mineurs. Le président du tribunal a insisté sur la gravité particulière des faits, commis sur une longue période et concernant un nombre important d’enfants, malgré des alertes déjà lancées par la hiérarchie de l’enseignante, rapportent Le Dauphiné libéré et Ici Isère.
Des enfants de CP humiliés
Les faits reprochés à l’enseignante remontent aux années scolaires 2023 et 2024. Lors du procès, plusieurs témoignages ont révélé des remarques humiliantes et blessantes, telles que « psychopathe », « poissonnière », ou encore « ta vie est déjà gâchée », adressées à des élèves en situation de vulnérabilité.

Le tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu a condamné l’enseignante à une peine d’un an de prison avec sursis. DR
Certains enfants, présentant des troubles de l’attention ou relevant du spectre autistique, ont été particulièrement ciblés. Une fillette endeuillée a également été confrontée à des propos jugés inappropriés. Lors de l’audience du 11 mars 2026, l’institutrice a reconnu une grande partie des faits et présenté ses excuses, en évoquant des difficultés personnelles pour expliquer son comportement.
Un impact profond sur les enfants et leurs familles
Les avocats des familles ont souligné l’ampleur des séquelles laissées par ces agissements. Selon eux, les paroles prononcées par l’enseignante ont causé des traumatismes durables chez des enfants déjà fragiles. Plusieurs parents ont en outre exprimé leur incompréhension face à de telles violences en milieu scolaire. Le tribunal a quant à lui rappelé que l’école devait rester un lieu de protection et d’épanouissement et que tout manquement à cette mission serait sanctionné avec fermeté.
Les parents des élèves n’ont pas obtenu gain de cause dans leurs demandes d’indemnisation car ils n’avaient pas engagé de procédure contre l’État, employeur de l’enseignante. En revanche, le rectorat de Grenoble devra verser entre 1 000 et 4 000 euros à deux enfants victimes. De son côté, l’institutrice a été condamnée à payer 1 000 euros à certains parents pour le préjudice moral subi.








