FOCUS – Gabriel Ullmann tire la sonnette d’alarme sur la mortalité engendrée par les éoliennes sur les populations de chiroptères. Endossant le rôle de lanceur d’alerte, le commissaire-enquêteur isérois pointe du doigt les parcs éoliens du Bois de Montrigaud, de la Forêt de Thivolet et des Terres Blanches, tous trois situés sur des zones limitrophes à l’Isère et la Drôme. Faute de bridages suffisants, il accuse les trois exploitations de représenter un danger pour les chauves-souris, dont nombre d’espèces sont protégées, et même d’avoir décimé les populations dans certains cas.
« Il en va de dommages irréversibles et je considère qu’on ne peut pas laisser les choses en l’état! » Ainsi s’exprime Gabriel Ullmann, commissaire-enquêteur isérois, qui a initié fin février 2026 une procédure de lanceur d’alerte pour dénoncer la mortalité de chauves-souris (ou chiroptères) causée par trois parcs éoliens. En l’occurrence, ceux du Bois de Montrigaud, de la Forêt de Thivolet1Les deux étant exploités par Engie Green. et des Terres Blanches2Exploité par VSB énergies nouvelles..

Gabriel Ullmann, commissaire-enquêteur isérois, lance l’alerte sur la mortalité de chiroptères causée par les éoliennes. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Ce n’est pas la première fois que Gabriel Ullmann se penche sur les éoliennes. En 2025, il présidait en effet la commission d’enquête sur le projet de parc éolien de Chambaran. Avec, à la clé, un rapport (très) volumineux et un avis négatif, suivi début 2026 par un refus (rarissime) d’installation de la préfecture de l’Isère. C’est à l’occasion de ce travail que Gabriel Ullmann a pris connaissance des réalités qu’il dénonce aujourd’hui.
Des populations de chauves-souris décimées?
Plus précisément, Gabriel Ullmann se base sur les données présentées dans le rapport du chercheur Christian Kerbiriou, sollicité par le tribunal administratif de Grenoble pour mener une expertise indépendante sur le projet de Chambaran. Une expertise qui met en avant les conséquences d’autres parcs éoliens de la région sur les populations de chiroptères, dont Gabriel Ullmann s’alarme dans son interpellation.
Concernant le parc éolien du Bois de Montrigaud, le rapport fait état de 1 219 chauves-souris tuées en 2018, puis 94 en 2019, 42 en 2021 et 19 en 2023. Pour celui de la Forêt de Thivolet, ce sont 178 chiroptères tués qui sont recensés en 2020, puis 17 en 2023. Pour les Terres Blanches, 5 cas de mortalité sont signalés en 2022. D’autres parcs éoliens plus lointains, comme celui de La Chapelle Laurent (Cantal) ou du Beaujolais Vert (Rhône) ne sont pas en reste.
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2 réflexions sur « Un lanceur d’alerte isérois accuse trois parcs éoliens d’avoir décimé des populations de chauves-souris »
Pendant ce temps, les amis des politiques EELV, les investisseurs des éoliennes intermittentes sont grassement subventionnées avec nos impôts sur le dos des Français et du nucléaire! 😡
Maintenant on sait qu’il y a un point commun entre les éoliennes et le CSE de la MC2 de Grenoble (article précédent ) : dans les deux cas c’est une question de bridage !