FOCUS – Une trentaine de personnels du collège Édouard-Vaillant de Saint-Martin-d’Hères se sont mis en grève lundi 16 mars 2026 pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et d’enseignement. En cause, les nuisances provoquées par le chantier de restructuration de l’établissement engagé depuis plusieurs années alors que les cours continuent dans le bâtiment. Bruit, vibrations et poussières perturbent les classes et suscitent des inquiétudes pour la santé de l’équipe éducative et des élèves.
[Article publié le 17 mars à 11H50, modifié le 18 mars pour inclure la réaction du rectorat de l’académie de Grenoble (voir encadré).]
« On fait cours avec des perforateurs qui trouent les dalles sous nos pieds, des cloisons de béton qui sont tronçonnées pendant les heures de cours, et ça depuis des mois, voire des années », explique un membre de l’équipe éducative du collège Édouard-Vaillant de Saint-Martin-d’Hères, pour qui ces scènes sont malheureusement devenues familières.
Ce dernier faisait partie de la trentaine de personnels en grève, rassemblés devant l’établissement, lundi 16 mars 2026 au matin, pour dénoncer les nuisances provoquées par le chantier de rénovation en cours du collège. Au cœur de la grogne, la poursuite des travaux de restructuration de l’établissement, notamment au rez-de-chaussée, au premier étage et dans les cages d’escalier, tandis que les cours se déroulent aux étages supérieurs.
Ces travaux provoquent « de fortes nuisances […] avec un bruit très fort (plus de 80 dB mesurés au sonomètre), des vibrations [et] de la poussière » qui empêchent parfois les cours de se dérouler correctement et fatiguent autant les élèves que les enseignants, rapportent les grévistes.
Une situation qui n’est pas nouvelle. Notre interlocuteur rappelle en effet que la restructuration du collège Édouard-Vaillant a débuté en 2018 et que les personnels ont régulièrement alerté les autorités de tutelle sur les conséquences des travaux. La possibilité d’installer des préfabriqués pour accueillir les élèves avait été écartée « pour des raisons financières », expliquent les grévistes. Depuis, les nuisances perdurent. « Le ras-le-bol est global et il est exacerbé par les travaux », se désole l’enseignant.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 72 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










