FOCUS – Le candidat insoumis grenoblois Allan Brunon a annoncé une « fusion technique » entre sa liste et celle de la candidate de la majorité sortante Laurence Ruffin pour le second tour des municipales 2026. Objectif? Faire barrage à Alain Carignon, arrivé en tête du premier tour. Mais, « technique » ou pas, l’accord prévoit nécessairement le départ de colistiers de Laurence Ruffin au profit de colistiers LFI. Et ouvre la porte à une possible instabilité institutionnelle au sein de la future majorité, en cas de victoire.
Comme un sentiment d’urgence ? Alors que la limite de dépôt des listes pour le second tour des municipales 2026 est fixée au mardi 17 mars à 18 heures, le candidat LFI Allan Brunon à Grenoble a annoncé, le lundi 16 au soir, qu’une « fusion technique » était en cours de réalisation avec la candidate de la majorité sortante Laurence Ruffin. Tout devrait désormais se formaliser en l’espace de quelques heures.
Une information que Place Gre’net s’est empressé de vérifier auprès de l’équipe de campagne de Laurence Ruffin. Après trois heures de relance, l’information lui a finalement été confirmée… par SMS. Celui-ci indiquait « travailler à la concrétisation d’un NFP [Nouveau Front populaire, ndlr] grenoblois« . Et précisait par ailleurs : « Il a été décidé de tendre la main à PP [Place publique représenté par Romain Gentil, ndlr] et de discuter avec LFI. LFI a accepté un accord technique avec 13 places éligibles sur notre liste« .
Ni l’AFP, ni France 3, ni Ici Isère, ni Place Gre’net n’étaient au courant de l’annonce de Laurence Ruffin, réservée à quelques média de son choix.
Problème : d’autres médias avaient, pour leur part, été avertis de l’accord en cours de préparation, en amont de la prise de parole d’Allan Brunon. Face à nos demandes d’explications, il nous a été indiqué que Laurence Ruffin avait contacté « la presse« . En réalité, ni l’AFP, ni France 3 ni Ici Isère n’étaient au courant non plus, ce qui laisse penser que la candidate a fait appeler quelques journalistes de son choix au lieu d’envoyer l’information à l’ensemble des médias, via un fichier presse habituellement utilisé dans de pareilles circonstances. Et, malheureusement, ce n’était pas la première fois durant la campagne.
Une fusion sans « discussion programmatique »
En toile de fond? Les résultats du premier tour, qui n’étaient de toute évidence pas à la hauteur des attentes de Laurence Ruffin. Alain Carignon, tête de liste de « Réconcilier Grenoble », s’est en effet classé en première position avec 27 % des suffrages exprimés, devant la candidate, à 26,3 %, et Allan Brunon à 14,6 %. En quatrième position, Romain Gentil (Place publique) affiche 10 %… mais n’est pas en mesure de se maintenir au second tour, à quelques voix près (trois d’après nos informations).
« C’est le respect de la règle démocratique« , a lancé Allan Brunon. Qui évoque un accord dans « le respect strict des règles de la proportionnelle« , soit avec la présence d’un nombre d’élus insoumis équivalent au score du candidat LFI – le chiffre évoqué étant donc pour l’heure de 13 élus – dans la liste de second tour de Laurence Ruffin.
Et celui-ci de préciser que l’accord ne repose pas sur une « discussion programmatique« , mais sur le seul et unique objectif de faire barrage à « la droite islamophobe, xénophobe, affairiste » que représenterait, selon Allan Brunon, Alain Carignon.
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6 réflexions sur « Municipales à Grenoble : le LFI Allan Brunon annonce une « fusion technique » avec la liste de Laurence Ruffin au second tour »
Visiblement les électeurs de droites on du mal à comprendre ce qu’est le pluralisme et le multilatéralisme… 🤭
Carignon est un vieux Dinausore de droite réactionnaire : AU PLACARD !
Gargarisez vous de pluralisme et de multilatéralisme si vous voulez (j’espère que ça ne rend pas sourd comme la …) mais le mot juste d’après François Hollande, c’est la compromission.
https://www.rtl.fr/actu/politique/ce-serait-une-compromission-pour-francois-hollande-il-ne-peut-pas-y-avoir-d-alliance-entre-le-ps-et-lfi-au-second-tour-des-municipales-7900609948
Le pact de la honte ou comment se coucher devant LFI pour la soupe ! 🤢
Dimanche faisons barrage à l’antisémitisme et à l’islamo-gauchisme ! 🤝
Et faisons barrage à ceux qui propose de prolonger la politique d’Eric Piolle, en pire! 🙄
Laurence Ruffin, ou comment tomber dès le départ en politique dans la honte et le déshonneur : la « combinazione » plus la compromission !
Elle était la « nouvelle incarnation » de Piolle-Avrillier, la voilà devenue pire encore : Allan Brunon est un très proche de Raphaël Arnault, ce fasciste de gauche qui a fondé la Jeune Garde et dont deux collaborateurs parlementaires ont été mis en examen pour « homicide volontaire » ou pour « complicité par instigation d’homicide volontaire ».
https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/mort-de-quentin-deranque-le-point-sur-les-sept-hommes-mis-en-examen-jeudi-soir-20260220_T2P4JVDZZJDGHPFSL45PYIOP3Y/
La fusion technique, ça veut dire en fait se rassembler sur une seule liste en espérant qu’elle soit en tête et qu’elle puisse ainsi récupérer la manne des 50 % de sièges accordés à liste arrivée en tête, plus les sièges restants accordés au prorata des résultats. Ainsi, si la liste en tête fait 50,1% des voix , elle récupère 50% + 1/2 x 50 % = 75 % des sièges. Et la seconde liste avec 49,9% des voix récupère…..25% des sièges. Et une fois la manne distribuée, chacun repart dans son groupe puisque on a bien compris qu’il n’y a pas d’accord programmatique.
Mais c’est l’alliance de la honte, Ruffin et Brunon peuvent pas se piffrer, et voilà que maintenant, c’est le grand amour.
Mais comment les grenoblois peuvent-ils voter pour des gens pareils, et pour une personne qui ne connaît même pas la ville ?
Au conseil municipal, ça va être la foire d’empoigne, et LFI n’est vraiment pas un parti sérieux. Ruffin vient d’introduire le loup dans la bergerie.
Quant à Carignon, il a payé sa dette depuis longtemps, le passé c’est le passé, et il aime sa ville. Pourquoi n’a-t-il pas droit à une seconde chance ?
Posez-vous la question de savoir si vous voulez encore sept ans d’une gestion à la Piolle ?