FOCUS – Romain Gentil, tête de liste Grenoble Capitale citoyenne aux municipales de Grenoble, annonce se retirer du second tour. En incapacité de se maintenir pour à peine trois voix, il renonce à convenir d’une alliance avec Laurence Ruffin, tête de liste de la majorité sortante, à laquelle il reproche de « n’avoir jamais eu l’intention de discuter de bonne foi« . Et voit se profiler le duel Ruffin – Carignon du second tour avec une certaine amertume.
« Nous sommes au regret de constater qu’aucun terrain d’accord n’a été possible malgré tous nos efforts de dialogue et de coopération« . C’est par ces mots que Romain Gentil a évacué toute alliance entre sa liste Grenoble Capitale citoyenne, soutenue entre autres par Place publique, et la liste de Laurence Ruffin, candidate de la majorité sortante, en prévision du second tour des élections municipales de Grenoble, le 22 mars 2026. Et ceci malgré son souhait revendiqué de « construire une nouvelle majorité forte à gauche« .
Le candidat Place publique indique avoir entrepris des discussions avec la candidate de la majorité sortante dès le dimanche 15 mars au soir, mais considère avoir reçu une proposition « très irrespectueuse [qui] s’inscrit dans un refus du résultat des urnes« .
La proposition en question? Deux sièges sur 59 colistiers. « Notre éthique, notre probité et notre fidélité envers nos électeurs et nos électrices nous conduisent à ne pas nous compromettre pour des miettes démocratiques« , tranche le candidat.
Romain Gentil inquiet de « possibles irrégularités » dans le scrutin
Pour Romain Gentil, « la liste de Laurence Ruffin semble ne jamais avoir eu l’intention de discuter de bonne foi« . Et ceci, selon le candidat, dès le dimanche soir, soit au moment où le score obtenu par Grenoble Capitale citoyenne – 10 % des suffrages exprimés, selon les chiffres mêmes de la préfecture – lui permettait théoriquement de se maintenir au second tour.

Romain Gentil n’a pas caché une certaine amertume face aux résultats du premier tour des municipales de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Changement de programme le lundi suivant, où il s’est avéré que le score exact de G2C était de 9,9952 %. Soit une impossibilité de maintien… à trois voix près. « Issue cruelle ou mémorable, chacun sera libre d’interpréter cette situation« , commente Romain Gentil avec une certaine amertume. Une chose est certaine: l’équipe de campagne de Laurence Ruffin a cessé de donner signe de vie dans l’après-midi du lundi.
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3 réflexions sur « Grenoble : Romain Gentil, amer, laisse place à un duel entre Laurence Ruffin et Alain Carignon au second tour des municipales »
Je maintiens que le clair refus de LFI fait de Place Publique l’avenir de la gauche de progrès, à condition que leurs chefs de file ne soient pas des traitres à leurs électeurs et à Glucksmann.
Romain Gentil a appellé à mettre dans les urnes le bulletin de la liste où sont tous les LFI. Quelle duplicité, quelle honte !
« une majorité uniforme dans un groupe unique sans aucun dialogue et sans démocratie interne »
J’ai du mal à comprendre ces mots alors même que Oui Grenoble vient d’ouvrir sa liste à quelques LFI constituer une majoritée à gauche. Ça me paraît bien être l’inverse de l’uniformité et de l’incapacité à dialoguer… 🤔
Aucune surprise car on savait déjà que Laurence Ruffin a calqué ses méthodes autocratiques sur celles de Piolle-Avrillier. C’était déjà très clair depuis qu’elle s’est comportée comme si elle dirigeait elle même le PS.
https://www.placegrenet.fr/2025/12/10/grenoble-gonzalez-zenati-gemmani-ces-indesirables-de-lunion-entre-le-parti-socialiste-et-laurence-ruffin/666551
Je comprends l’amertume de Place Publique mais leur refus de se joindre à LFI fait d’eux l’avenir de la gauche de progrès, au moment où d’autres comme Laurence Ruffin versent dans le déshonneur et la compromission (ce mot étant celui de François Hollande).
Raphaël Glucksmann vient de le redire : « Il ne peut y avoir aucun flou. S’allier à un parti dont on a dénoncé les propos antisémites il y a encore quinze jours, c’est inacceptable pour nous ».
Quoi qu’on pense de la liste Cardinal Chalas Carignon, il y a maintenant une double raison de mettre ce bulletin dans l’urne : Grenoble d’une part, le refus de LFI d’autre part. C’est clair.