FOCUS – Les urnes ont parlé à Grenoble… et placé Alain Carignon en tête du premier tour des élections municipales, au soir du 15 mars 2026, devant la candidate de la majorité sortante. Un résultat que les sondages n’avaient pas anticipé, plaçant volontiers Laurence Ruffin en position (très) favorable face à son adversaire. Alain Carignon y voit une « majorité désavouée ». Sa rivale appelle, de son côté, les formations de gauche à s’unir pour faire barrage au candidat, lequel semble disposer d’un “réservoir” d’électeurs limité.
C’est aux alentours d’une heure du matin, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026, que les résultats définitifs du premier tour des élections municipales pour la commune de Grenoble sont finalement tombés. Une attente dont certains internautes ne manquaient pas de se plaindre sur les réseaux sociaux, alors que les résultats de Marseille, autrement plus volumineuse, étaient pour leur part d’ores et déjà disponibles. Mais le sentiment de frustration a ensuite rapidement laissé place à la surprise.

Le duel Laurence Ruffin – Alain Carignon aura bien lieu, mais c’est le candidat Réconcilier Grenoble qui arrive en tête du premier tour. © Place Gre’net
Les résultats? Alain Carignon, est en tête avec 27,04 % des suffrages exprimés, dans un mouchoir de poche avec la candidate de la majorité sortante Laurence Ruffin et ses 26,33 %. En troisième position, le LFI Allan Brunon décroche 14,59 %, suivi du candidat G2C1Grenoble Capitale citoyenne, soutenu par Place publique. Romain Gentil avec 10 %2Mais le candidat n’est pas en mesure de se maintenir au second tour, à quelques voix près, comme l’a confirmé la préfecture de l’Isère à Place Gre’net (note modifiée le 17 mars 2026 à 6 h 30).. Suivent le centriste Hervé Gerbi (9,6 %), le RN Valentin Gabriac (5,2 %, voir encadré), Thomas Simon du Gac3Grenoble-Alpes collectif. (4,98 %), puis Baptiste Anglade4NPA Révolutionnaires. (1,38 %), Catherine Brun5Lutte ouvrière. (0,67 %) et Geneviève Krzyzak6Parti des travailleurs. (0,17 %).
Des sondages dans les choux?
Si le duel Ruffin – Carignon, largement pressenti, se confirme, l’ordre du premier tour n’est pas celui attendu. Dans les deux sondages consacrés au scrutin – celui de l’Ades en septembre 2025 comme celui du Dauphiné libéré en février 2026 – la candidate Oui Grenoble était en effet donnée largement en tête devant son concurrent de Réconcilier Grenoble.
Soit toujours au-dessus de la barre de 30 %, quel que soit le scénario retenu, et avec une dizaine de points d’avance sur Alain Carignon. Autant dire que la seconde place n’était pas attendue par l’équipe Ruffin.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 74 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous












6 réflexions sur « Premier tour des municipales à Grenoble : Alain Carignon arrive en tête, au coude-à-coude avec Laurence Ruffin »
Laurence Ruffin sait parfaitement bien qu’Allan Brunon est parmi les très proche de Raphaël Arnault, le fasciste de gauche qui a fondé la Jeune Garde et dont deux collaborateurs parlementaires ont été mis en examen pour « homicide volontaire » ou pour « complicité par instigation d’homicide volontaire ».
https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/mort-de-quentin-deranque-le-point-sur-les-sept-hommes-mis-en-examen-jeudi-soir-20260220_T2P4JVDZZJDGHPFSL45PYIOP3Y/
Ceci étant dit… ni Allan ni Laurence n’ont déjà été condamné par la Justice ! 😜
Et l’argument d’Alain pour rejeter Valentin était simplement que sa liste avait déjà dépensé la totalité du budget de campagne (on note au passage une large propension à dépenser l’argent public et une capacité d’anticipation limité). Quel aurait été l’attitude de M. Carignon si le RN récoltait plus de 10% des votes au premier tour dans notre ville, à votre avis ?!?
Libre à vous de croire ou de vouloir faire croire que nous sommes restés dans les années 80.
Moi c’est en mars 2026 que je vais voter, dans une ville que j’ai vu lourdement dégringoler à cause des 12 ans de pouvoir LFIcolo.
Quant à ce que Carignon aurait fait concernant le RN, il l’a très clairement dit dès le dépôt de sa liste : pas de changements entre les deux tours. Laurence Ruffin est seule et toute seule à verser dans le déshonneur et la compromission.
MOBILISONS NOUS ET VOTONS !✍️
L’ALTERNANCE EST AU BOUT! ✊️
❌️ 40% d’abstentionistes à #Grenoble
❌️ 35 % d’abstentionistes à #Lyon
Des accords de la honte avec #LFI pour #GregoryDoucet et #laurenceruffin incapables de gagner sans l’extrême-gauche ! 👎🏼
Les #lyonnais et les #Grenoblois à gauche
et à l’extrême-gauche se bougent plus que les électeurs de la droite et du centre, sachant que la liste de #reconcilliergrenoble est une liste plurielle droite/centre/gauche!
Grenoble et Lyon ont besoin de tous les électeurs pour faire barrage à ces politiques nuisibles pour leurs villes et pour nos sociétés! 🤝
M. Carignon est un corrompu, un abuseur de biens qui a été condamné pour détournement d’argent publique. C’est un dinausore de droite réactionnaire ! 🦖
➡️ Un reportage INA très amusant :
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/man1765388080/l-affaire-alain-carignon
C’est ne surprise. Carignon est finalement dans le niveau des sondages, c’est plutôt Ruffin qui est très en dessous.
C’est un rappel vif pour la majorité sortante, quand bien même Piolle ne se représentait pas.
Je ne vois pas Ruffin pourrait s’allier avec LFI. Le PS avec qui elle a scellé une alliance a probablement du mettre des conditions.
D’ailleurs comment des colistiers PS pourraient soutenir une alliance avec LFI au second tour ?
Prenons les hypothèses les plus réalistes pour les reports de voix vers Ruffin:
– Il est très peu probable que les électeurs de Gentil soient disposés à voter Ruffin au second tour si elle s’allie avec LFI,
– Je n’ose pas évoquer les électeurs de Gerbi, tellement LFI est un repoussoir pour cet électorat.
Or Ruffin a besoin du max de voix.
Allons d’ailleurs au bout…un rapprochement avec LFI de Ruffin provoquera un report de voix non négligeable vers Carignon, tant côté Gentil (plus proche de Cardinal que de Brunon) que Gerbi (idem), LFI n’étant pas dans leurs stratégie d’alliances possibles et ceci sans compter des voix RN, ce qui placerait alors Carignon en situation finalement plus forte, et par ricochets Ruffin en position indélicate, car toutes les voix LFI n’iront pas vers Ruffin, et on le comprendrait avec l’alliance avec le PS.
D’ailleurs même si je ne soutiens absolument pas Carignon, si alliance LFI il y avait, je ne tremblerai pas et je voterai pour lui, car j’ai confiance dans Cardinal que j’ai trouvé très bon hier en débat télévisé, Gerbi « plus proche » de Cardinal lui aussi que Brunon devrait faire un choix clair si Ruffin fusionnait avec LFI.
Finalement, la seule situation possible pour Ruffin me semble une fusion explicite avec Gentil.
Gentil est par ailleurs en capacité rallier des électeurs de Gerbi- voire des colistiers de ce dernier -, à condition de proposer un programme clair sur ce second tour.
Ce sujet dépasse désomais Grenoble pour s’inviter à l’échelle de la métropole. Ruffin ne pourra être présidente de la métropole en l’état, et la question des fusions va avoir des ricochets sur la métropole. Et si la gauche veut la métropole – si fusion il y avait avec Gentil – la question d’un soutien à Ferrari (lui aussi place publique comme Gentil) pour la métropole pourrait être placé dans la négo.