FOCUS – À l’approche du premier tour des élections municipales, le syndicat Sud collectivités territoriales de la Ville de Grenoble a adressé une lettre ouverte aux candidats, à l’exception de celui du Rassemblement national. Le document appelle les prétendants à la mairie à se positionner publiquement sur plusieurs revendications portant sur les salaires, le dialogue social, les effectifs et les conditions de travail des agents municipaux.
Dans une lettre ouverte en date du 7 mars 2026, le syndicat Sud Collectivités territoriales (Sud CT) de la Ville de Grenoble interpelle directement les candidats aux prochaines élections municipales, à l’exception de Valentin Gabriac, du Rassemblement national.
Le texte, rendu public dans un contexte de mobilisation syndicale – avec une grève dans les écoles fin janvier 2026 et une journée de mobilisation organisée le 8 mars, Journée des droits des femmes, – invite les futurs prétendants à la fonction de maire à répondre publiquement à une série de questions sur la gestion des ressources humaines et l’avenir du service public local.
Dans son courrier, le syndicat rappelle que l’élection municipale ne détermine pas seulement les orientations politiques d’une commune. « La personne qui sera élue maire ne conduira pas seulement des projets sur le territoire : elle sera aussi l’employeur·euse de milliers d’agent·es municipaux·ales », souligne ainsi Sud CT.

Grève contre la loi de transformation de la fonction publique, en 2021. © Joël Kermabon – Place Gre’net
L’organisation syndicale explique vouloir porter publiquement les revendications des agents municipaux et replacer leurs conditions de travail au cœur du débat électoral. Elle affirme également que cette initiative ne constitue pas un soutien politique : les réponses éventuelles seront relayées sans « évaluation partisane », promet-elle.
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