FOCUS – Après le mouvement de grève le 29 janvier 2026 considéré comme un succès par le syndicat Sud Collectivités territoriales de la Ville de Grenoble, une nouvelle mobilisation est annoncée pour le 8 mars. L’organisation indique par ailleurs mettre en circulation un « cahier de doléances syndicales« … et répond à l’adjoint au Personnel Pierre Mériaux, qui s’était inquiété d’une « instrumentalisation de l’outil syndical« .
Vingt-deux écoles concernées et 122 agents en grève. Tel est le bilan que le syndicat Sud Collectivités territoriales de la Ville de Grenoble dresse de la mobilisation du 29 janvier. Un préavis avait en effet été déposé, qui concernait les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsems), les agents d’entretien et de restauration scolaires et les animateurs du périscolaire.

Atsem de Grenoble réunis devant l’hôtel de Ville de Grenoble lors d’un mouvement social en 2020. © Place Gre’net
Sud CT indique que, à la suite du mouvement social, les agents ont été reçus par le directeur général des services, « porteur de la réponse de Pierre Mériaux, adjoint au Personnel« . La réponse en question? « Rien ne sera décidé« , rapporte l’organisation syndicale. Et ceci en raison de la fin prochaine du mandat municipal, avec des élections prévues les 15 et 22 mars, et un dernier conseil municipal qui se déroulait le 2 février.
La réponse aux critiques de Pierre Mériaux
« Pourtant, ces revendications ne datent pas d’hier. Épuisement professionnel, sous-effectifs chroniques, école inclusive au rabais, salaires dérisoires, précarité des contrats horaires, absence de reconnaissance des métiers, entraves aux droits syndicaux« , dénoncent les syndicalistes. Et d’ajouter: « Ces problématiques sont anciennes, d’autres moins, mais une chose est sûre : elles ne datent pas de ce mois de janvier« .

Pierre Mériaux s’est fortement interrogé sur la temporalité du mouvement de grève organisé par Sud à Grenoble, à quelques semaines des élections municipales. © Corentin Bemol – Place Gre’net
Auprès de Place Gre’net, Pierre Mériaux avait déjà exprimé ses réticences face aux revendications portées par Sud. A la fois parce qu’il jugeait celles-ci non réalistes au regard de la situation de la Ville et des efforts déjà réalisés en direction des agents et parce qu’elles concernaient des directives d’ordre national. L’élu s’était par ailleurs montré sévère vis-à-vis du mouvement, décrivant une possible « instrumentalisation de l’outil syndical » à quelques semaines d’un scrutin électoral.
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