FOCUS – Après une interruption durant les fêtes, la mobilisation des agriculteurs a repris début janvier en Isère et dans quelques autres départements de France. Des collectifs ont ainsi procédé à des blocages le lundi 5 janvier 2026, tandis que les syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs appellent à des actions le mardi 6 janvier. En ligne de mire : le Mercosur, la Pac… et la prédation du loup. La Confédération paysanne est elle aussi mobilisée mais contre la gestion de la dermatose nodulaire. De leur côté, les acteurs et élus de montagne s’inquiètent des blocages.
Si la période des fêtes de fin d’année a été propice à une accalmie du mouvement de grogne des agriculteurs, celui-ci a repris de plus belle en Isère (et ailleurs) dès le lundi 5 janvier 2026 au petit matin. À l’initiative de différents collectifs, en attendant l’entrée en scène des syndicats, des blocages se sont ainsi tenus sur différents points du département, produisant d’importantes perturbations de circulation.
Sur l’autoroute A7, un collectif d’agriculteurs, « Les Agris de l’A7 », a ainsi dressé une dizaine de barrières au niveau du péage de Reventin-Vaugris, rapporte Ici Isère (ex-France Bleu). Dans le même temps, un autre collectif, « Les Ultras de l’A51 », a pris le parti de bloquer l’accès à l’autoroute en direction de Grenoble au niveau du Col du Fau.
Une action soutenue par le sénateur (écologiste) de l’Isère Guillaume Gontard, alors qu’un autre sénateur, l’UMP Damien Michallet, avait annoncé qu’il serait présent auprès des agriculteurs au matin du lundi 5 janvier sur le barrage de Saint-Quentin-Fallavier.
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs mobilisés contre le Mercosur, la Pac… et le loup
Le mardi 6 janvier, ce sont les syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs de l’Isère qui annoncent des actions de blocage « toute la journée, voire plus« . Rendez-vous est donné via les réseaux sociaux sur les ponts de Lagnieu et de Briord, à cheval entre l’Ain et l’Isère. « Face aux menaces qui pèsent sur l’agriculture et sur des exploitations déjà fragilisées, les agriculteurs se mobilisent pour défendre leur métier, leurs revenus et la souveraineté alimentaire« , déclarent les organisations.
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