FOCUS – La question des transitions s’est invitée à plusieurs reprises lors du conseil métropolitain de Grenoble du vendredi 19 décembre 2025, autour des révisions du Schéma directeur énergie et du Plan climat air-énergie territorial. Avec, à chaque fois, des objectifs ambitieux de réduction des émissions et d’adaptation au réchauffement climatique à l’horizon 2050. Des textes qui n’ont pas convaincu dans les rangs de l’opposition, où les élus de droite ont fustigé des mesures intenables, idéologiques et injustes socialement.
La question des transitions était à l’honneur du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole du vendredi 19 décembre 2025. Et ceci à l’occasion (principalement) de deux délibérations structurantes, toutes deux présentées par Pierre Verri, vice-président en charge de l’Air, de l’Énergie et du Climat : la première sur une mise à jour du Schéma directeur énergie (SDE) de l’intercommunalité, la seconde sur l’adoption de son nouveau Plan climat air-énergie territorial (PCAET).

Pierre Verri, maire de Gières et vice-président de la Métropole chargé de l’air, de l’énergie et du climat. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Des délibérations qui s’inscrivaient dans un conseil métropolitain également marqué par l’adoption des orientations budgétaires pour 2026. Si, sur fond d’instabilité nationale, le budget de la Métropole ne sera adopté qu’au mois de mars prochain, celle-ci n’en affirme pas moins sa volonté de maintenir « ses efforts vers une transition sociale et écologique ». Malgré un projet de loi de finances qui pourrait, une nouvelle fois, ponctionner lourdement les collectivités comme les intercommunalités.
Un nouveau Schéma directeur énergie
Première délibération présentée aux élus concernant les transitions, la révision du Schéma directeur énergie s’est révélée nécessaire au regard de l’évolution du « mix énergétique » depuis 2017, date de l’adoption du SDE par la Métropole.
Ainsi, en l’espace de 10 ans, la consommation de gaz a diminué de 40 %, tandis que les réseaux de chaleur se sont développés. Mais, a encore indiqué l’élu, le succès même du premier schéma amène à fixer de nouveaux objectifs encore plus ambitieux.

Dans les coulisses de Biomax, centrale 100 % bois de la Métropole de Grenoble, qui alimente le réseau de chauffage urbain principal. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le SDE de 2017 prévoyait en effet une réduction de 22 % de la consommation énergétique du territoire métropolitain à l’échéance 2030, ainsi qu’une réduction des énergies fossiles de 30 % à même échéance. Résultat ? D’après un bilan réalisé en 2022, la consommation énergétique a d’ores et déjà été réduite de 18 %. Quant à l’usage des énergies fossiles, celui-ci a d’ores et déjà diminué… de 33 %.
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2 réflexions sur « Schéma directeur énergie et Plan climat : les transitions au cœur de l’action de la Métropole de Grenoble »
Mettre ainsi ses mains bien en évidence, c’est une technique de communication ?
Voir photo du maire de Gières dans cet article.
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https://www.placegrenet.fr/2025/12/30/grenoble-valentin-gabriac-blame-un-rassemblement-reserve-aux-personnes-non-blanches-et-denonce-une-derive-ideologique-subventionnee/668151
« Le SDE de 2017 prévoyait en effet une réduction de 22 % de la consommation énergétique du territoire métropolitain à l’échéance 2030, .…Résultat ? D’après un bilan réalisé en 2022, la consommation énergétique a d’ores et déjà été réduite de 18 %. »
Il y a des transferts d’une source d’énergie vers d’autres sources d’énergie, mais ici c’est le chiffre global de l’énergie consommée sur le territoire, toutes sources d’énergie confondues.
Est-ce que PlaceGre’net, qui semble avoir fait l’effort de lire toutes les documentations « énergie » de la métropole, pourrait expliciter ces 18 % en précisant quels sont les parts des secteurs qui ont pu y contribuer : Habitat ? Transports ? Industrie ? Pour les industrie, il y a bien sûr l’optimisation des procédés les rendant moins énergivores, mais il faudrait s’assurer aussi que ça ne provient pas d’un phénomène de désindustrialisation de type Vencorex.