REPORTAGE – À l’initiative d’un collectif et d’une intersyndicale, près de 300 travailleurs du social et du médico-social se sont rassemblés, mardi 16 décembre 2025 à Grenoble, devant la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère. Une manifestation inscrite dans le cadre d’une mobilisation nationale exceptionnelle de trois jours de grève pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, la stagnation des salaires et les effets des « politiques d’austérité » du gouvernement sur les métiers du social et les publics accompagnés.
Travailleurs du social, du médico-social, étudiants et représentants syndicaux… Près de 300 personnes se sont réunies, mardi 16 décembre en début d’après-midi, devant la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère, à Grenoble, en réponse à l’appel porté par l’Assemblée générale Travail social en lutte de Grenoble et une intersyndicale1CGT Santé, Action sociale Sud, Santé sociale Sud collectivités territoriales, CNT Santé sociale et Unef., .
Les manifestants y ont lancé une séquence nationale de trois jours de mobilisation « pour gagner », à l’issue des 13e Rencontres nationales du travail social en lutte. Ce notamment pour dénoncer « la casse du social et du médico-social » et une reconnaissance insuffisante de leur métier.

Rassemblement qui a précédé la manifestation devant la la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En cause : la baisse des budgets, les sous-effectifs persistants, la précarisation des emplois, la remise en cause des conventions collectives, le tout « confronté à des logiques d’austérité et de marchandisation ».
Pourquoi trois jours de grève ? « Parce qu’on a l’impression qu’une seule journée, ça ne suffit pas. C’est un peu le bilan qu’on tire des dernières séquences de lutte. Et aussi, on voulait pouvoir exprimer des choses sur différents champs professionnels », explique Baptiste Anglade. Educateur en prévention spécialisée, syndicaliste CGT Santé et par ailleurs candidat aux élections municipales de mars 2026 pour le NPA Révolutionnaires, celui-ci est revenu au micro de Place Gre’net sur les causes profondes de la mobilisation.
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